J’ai volé l’intitulé de ce billet chez J., Pédagogue-à-gogo qui l’utilise régulièrement comme libellé.
J’ai tenu ça mord. Pour ne pas tenter le diable, j’ai décidé de ne pas vous en parler trop rapidement, ce qui aurait aussi signifié que je m’emballais trop rapidement. Et, aussi, c’est vrai, je m’emballe trop rapidement. Je n’ai pas su résister à la tentation de vous en parler.
J’ai une amie, que je vois rarement, mais que j’aime beaucoup, qui m’a lancé tout bonnement sur Facebook qu’elle avait quelqu’un à me présenter; un serveur du restaurant ou elle-même est sommelière. Mi-désillusionné, mi-intrigué – malgré l’échec incompréhensible de ma dernière date – je décide de me prêter au jeu.
Comme je vous l’ai déjà dit, je suis toujours optimiste et comme je me suis cassé la figure une bonne quinzaine de fois, pourquoi ne pas profiter de mon expérience dans le domaine et ne pas recommencer. Juste pour voir si ça fait moins mal ou si c’est moins humiliant que la dernière fois. Juste pour savoir si je suis complètement désensibilisé parce qu’on ma greffé un coeur en métal ou si je suis encore capable d’attendrissement. Ma vie sentimentale n’est pas très tumultueuse, mais j’aime bien aller vérifier régulièrement, si toutes les pièces nécessaires sont encore là et si elles sont bien huilées, bref, si ça marche encore pour moi.
De toute façon, qu’est-ce que ça pourrait bien faire si je me plantais encore; une fois de plus, une fois de moins. Je disais justement à Joelle, récemment, que je n’avais plus vraiment peur d’avoir mal. Je crois encore à l’amour et je suis encore capable de m’enflammer, mais si tout flanche soudainement, je suis rarement triste. Souvent déconcerté, parfois déçu, mais rarement triste. À peine plus triste qu’on l’est après avoir gagné un billet de loterie perdant: «Eh bien ! Ça sera pour une prochaine fois…» Je suis de ceux qui pense qu’il faut jouer souvent si on veut finir par gagner. Autant, je n’achète jamais de billets de loterie, autant je suis enclin à me prêter aux jeux de l’amour
Alors voilà, j’ajoute le garçon en question à ma liste d’ami Facebook et c’est parti. En bon freak que je suis, je prends une heure pour passer au travers de tout ses albums photos et de tous les posts sur son wall pour voir qui il est. Je regarde à qui il parle et de quoi. Déformation professionnelle, je ne peux m’empêcher de regarder s’il fait des fautes. (Le pire, c’est que mon blogue doit être bourré de fautes) Au terme de cette longue inspection, je décide qu’il a l’air d’un bon gars et que surtout, il est vraiment cute.
Nous avons passé le début de la semaine à nous envoyer des messages. Je me rends compte que ça fait plus d’un an que je le vois presque tous les jeudis au Parking et que je n’ai jamais osé l’aborder. Puis mercredi, vers 4 heures du matin, je suis saoul; il est saoul, on se rencontre sur la messagerie de Facebook. Je sais à peine comment il s’appelle et je suis déjà excité. On finit par se dire qu’on va aller prendre un verre dimanche soir.
J’avais prévu ne pas sortir jeudi soir, mais bien sûr, il est arrivé ce qu’il devait arriver, je suis sorti quand même… Il était là; j’étais là. Je l’ai vu, je me suis approché, il m’a enlacé et m’a embrassé sur-le-champ. Wow ! Je ne m’étais pas senti bien comme ça dans les bras d’un gars depuis longtemps. Il est plus grand que moi, plus costaud et surtout plus fort. Je me suis retrouvé sur le dancefloor a dansé avec lui comme une greluche et soudainement, j’ai senti mes pieds quittés le sol. Il venait de me soulever et de m’asseoir sur ses hanches, tout ça en dansant, et il m’embrassait à bouche que veux-tu. Il m’a tenu comme ça pendant 1 ou 2 minutes, je ne sais plus, mais j’étais complètement subjugué par tant de force déployée.
À la fin de la soirée, nous sommes sagement rentrés, chacun de notre côté en nous promettant de se retrouver dimanche soir. Depuis jeudi , il m’a téléphoné à chaque jour. Je lui avais dit que je pensais aller au Unity samedi soir et il m’avait dit qu’il ne pourrait pas être là, car il devait aller au party de départ d’une de ses collègues. Il n’est pas venu au Unity hier soir, mais il m’a envoyé un texto pour me dire qu’il avait tenté de convaincre ses amis de faire une incursion dans le Village. Je dois avouer que je lui ai accordé plus d’un point pour l’effort.
Il m’a appelé cet après-midi pour annuler notre rendez-vous de ce soir (Félix, tu vois bien qu’il ne fallait pas que je m’emballe trop vite), premièrement en raison de la tempête de neige qui s’abbattait sur la ville, deuxièmement, parce qu’il avait trop bu hier soir et qu’il avait un mal de tête carabiné. À entendre sa voix, j’ai plutôt eu tendance à le croire. En plus, ça m’arrangeait un peu, parce que ça fait deux jours entiers que mon meilleur ami et moi passons à préparer des confiseries pour les Fêtes et le travail n’avance pas aussi vite qu’il ne le devrait. Je lui ai parlé sur Facebook vers 23 heures, il s’en allait dormir pour récupérer de sa virée de la veille. Il devrait me téléphoner demain. À suivre…
