Ma vie sexuelle comme un jeu de serpents & échelles

Aventures sur un jeu de parchésie

Bloguer pour les femmes Samedi, 28 février 2009

Le 8 mars, la journée internationale de la femme, approche à grand pas. Pour l’occasion, des milliers de gens se regrouperont à travers le monde pour célébrer la féminitude, les victoires et les avancées et l’amélioration de la situation des femmes à travers la planète. Des manifestations sont également organisées chaque année pour revendiquer l’égalité.

Combien de Journée internationale de la femme avons-nous laissez passer sous silence en continuant à vaquer à nos occupations comme si de rien était. Cette année, pourquoi ne pas remédier à la situation en se servant de nos blogues comme des pancartes; comme les pancartes de ces milliers de femmes qui descendront dans la rue dans l’espoir d’améliorer la situation des femmes.

J’ai donc décidé de déclencher, avec votre aide bien sûr, une cybermanifestation. Le 8 mars 2009, bloguons pour les femmes ! Au cours de la journée, je vous invite à publier sur vos blogues des billets dans lesquels vous partagerez votre vision du féminisme. Je veux connaître vos rêves pour l’avenir et vos déceptions; de quelle manière vous vous impliquez, mais aussi les gestes que vous regrettez de ne pas avoir posés; ce qui fait de vous une femme et comment vous vous respectez; ce qui fait de vous un homme et comment vous adhérez aux idéologies féministes; les femmes que vous admirez et pourquoi vous les admirez. Les pistes de réflexion sont vastes, les médiums le sont tout autant (dessin, photo, vidéo, musique, etc.) Usez d’originalité. La grande question ce serait :« En 2009, que signifie, pour vous, être féministe ? »

En espérant que vous vous joindrez à moi pour célébrer, je vous demande d’enregistrer votre participation dans les commentaires de ce billet. Si vous décidez de participer, ce serait bien de faire de la publicité pour l’événement sur votre blogue de manière à nous assurer un haut taux de participation. Le 8 mars, je publierai ici les adresses de toutes les blogueuses et de tous les blogueurs qui auront répondu à l’appel pour témoigner de notre solidarité.

Pour mes lecteurs qui n’ont pas de blogues, mais qui désireraient tout de même participer à l’événement, je vous offre une vitrine sur mon blogue. Vous n’aurez qu’à m’envoyer vos textes ou autres par courriel à serpentsetechelles@gmail.com et je les publierai.

 

Hypersexualisation: problème social ou générationnel ? Vendredi, 27 février 2009

Classé dans : féminisme — Alex @ 23:25
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En réponse à ce billet d’Audrey, je publie une réflexion que j’avais écrite sur l’hypersexualisation il y a quelque temps. Je ne pense pas avoir réponse à tout, mais ce sont quelques pistes de réflexions.

Les transitions générationnelles ne se sont jamais opérées de manière parfaitement fluide.  En effet, si la génération sortante perçoit généralement la jeunesse comme dépravée, cette dernière rabroue généralement ses aïeux. Que l’on cause éducation, politique ou même de la hauteur des congères, l’aîné aura tendance à idéaliser son époque et accablera la nouvelle génération d’injures, mais toujours avec un brin d’humour.  Cependant, lorsque le thème de la sexualité est à l’ordre du jour, les conversations se font beaucoup plus alarmantes et les propos, intransigeants.

C’est d’une part une paranoïa collective que l’on peut ressentir dans la littérature portant sur l’hypersexualisation des jeunes filles à l’école secondaire et d’autre part, une inquiétude tout à fait justifiée.  Depuis les cinq dernières années, cette sexualisation des adolescents s’est effectuée à un rythme effréné. Les adolescents sont quotidiennement bombardés d’images à teneur sexuelle et l’acte sexuel, que ce soit par l’industrie de la mode, du cinéma, de la chanson ou de la pornographie, a été banalisé.

Les insurrections contre l’hypersexualisation des adolescentes perdurent.  Il est maintenant de faire le point sur la situation et de se pencher sur la question pour trouver les causes possibles de ce radical changement de mœurs.  Il est aussi temps de rendre à César ce qui est à César et de cesser de blâmer les féministes comme certains semblent prendre un malin plaisir à le faire.  Il faut surtout relativiser l’angoisse générale et analyser la problématique d’un œil d’expert.

Cette nouvelle lubricité chez les adolescents peut s’expliquer par de multiples causes.  Toutefois, il est toujours extrêmement difficile de discerner qu’elles en sont les véritables déclencheurs lorsqu’un phénomène est aussi jeune.  Il faut d’abord souligner que « l’adolescent occidental moyen verra 14 000 références sexuelles par année à la télévision » (Bergeron, 2006) seulement.  Ulysse Bergeron, collaborateur du journal Le Devoir, affirme que ces « adultes sexuels miniatures » sont créés, entre autres par les médias et par la culture commerciale.  Il soutient que la précocité sexuelle des adolescents ne leur est pas inhérente, mais plutôt fortement proposée.

Le modèle proposé par les médias place les filles dans un rôle de « Girl Power » qui est une position de dominante – dominée. Le centre de l’attention des adolescentes devient, dès lors, les garçons et leur estime personnelle est déterminée par leur performance de séductrice.  En plus de raviver les inégalités hommes-femmes contre lesquelles se sont battus les féministes dans les années 70 et 80, le seul fait de se prêter au jeu de la séduction compromet la santé mentale et physique de l’adolescente.  Lydya Assayag, directrice du Réseau québécois pour la santé des femmes croit que l’attitude des adolescentes peut les mener à une baisse d’estime de soi et à des troubles de l’alimentation.

L’hypersexualisation des adolescentes qui s’exprime parfois de manière subtile, comme par un décolleté affriolant arboré en classe ou de manière drastique en distribuant des « cartes de pipes » (Gauvreau 2006) aux hommes d’un petit village est pernicieuse puisque l’observateur n’est pas l’acteur. Bien que certaines pratiques sexuelles exacerbées soient dangereuses, ne serait-ce que d’un point de vue médical, l’incompréhension du phénomène réside peut-être surtout dans l’écart générationnel. « Rappelons-nous […] que la plupart d’entre nous avons connu (ou affiché) les modes antérieures qui laissaient voir des bouts de peau sans que cela n’affecte en rien notre estime de soi et notre développement sexuel » (Trottier, 2005).

Du côté de la lutte féministe, toutefois, il nous est beaucoup plus facile de lire les incohérences.  Selon Assayag, interrogée par Bergeron, « le discours du « Girl Power » qui est présentement envoyé aux adolescentes est le suivant : vous pouvez faire ce que vous désirez, vous avez le choix; mais pour y arriver, vous devez absolument être comme cela. » (Bergeron 2006). Ariane Émond, cofondatrice du magazine féministe d’actualité La Vie en rose admet que la situation actuelle peut être issu de la complaisance des femmes face à la culture et à l’esthétique pornographique, mais n’est pas prête à accepter le blâme que l’on jette sur les féministes.  En effet, le slogan féministe des années 70 : « Notre corps nous appartient » est souvent déformé par les détracteurs du mouvement et réinterpréter ainsi : « Je fais ce que je veux avec mon corps ».  Émond rappelle que les revendications féministes concernait le contrôle de la maternité ainsi qu’un accès plus facile à l’avortement et à la contraception.  « Jamais les féministes n’ont vanté la sexualisation précoce et les « collisions génitales » […] les pratiques qu’on valorise actuellement dans Internet, les vidéoclips et les magazines pour filles aujourd’hui. » (Émond, 2006).  Elle marque un point fort important lorsqu’elle avance que « les femmes mendient encore l’amour en acceptant des pratiques sexuelles où elles ne prennent pas leur pied. Pourquoi ? Pour rester dans le regard des hommes, pour se faire pardonner de prendre ailleurs la place qui leur revient. » (Émond, 2006).

Les solutions au problème de l’hypersexualisation sont multiples.  Selon Trottier, la solution ne réside pas dans l’interdiction, bien que ce soit le chemin le plus rapide.  Si l’on veut réellement enrayer la situation de manière efficace, c’est par la sensibilisation qu’il faut passer.  D’ailleurs, comme le dit Émond, il est fort temps que l’on ajoute la révolution féministe au programme d’histoire du secondaire.  Il faut surtout rappeler aux jeunes femmes en devenir que « ce qui a été fait peut être défait » (Émond, 2006).

Bref, les acteurs du débat sur l’hypersexualisation des filles sont nombreux, les causes sont obscures et les adolescentes risquent gros.  Il faut toutefois éviter d’être trop alarmiste et il importe de relativiser. Après tout, « l’hypersexualisation de la jeunesse québécoise ne pourrait-elle être, en fait, qu’une réaction intergénérationnelle normale, digne de celle qu’avaient autrefois suscitées les mouvements suaves d’Elvis Presley ou, plus récemment, la libération sexuelle ? » (Bergeron, 2006)

 

Remontée Vendredi, 27 février 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 16:12
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Je suis tellement extatique ! J’ai trouvé du travail et pas n’importe lequel en plus. J’ai été engagé dans mon restaurant préféré qui est selon moi la meilleure table à Montréal. Mais pas juste selon moi; ils ont aussi une excellente réputation à travers la ville. J’en reviens pas encore d’avoir été engagé là, exactement où je voulais travailler. Ça m’enlève vraiment un poids des épaules de savoir que j’aurai pas besoin d’aller travailler au Couche-Tard.

Je suis parti de chez-moi ce matin avec ma pile de CV, les cheveux défrisés au fer plat (c’est mon côté psychotique), mais j’ai subi le même sort que Dark. Et moi, je n’avais pas l’air d’un caniche, mais bien d’une moppe. Un caniche miniature c’est encore trop beau pour l’allure que j’avais.

J’ai donc fait un beau tour de métro, lire 6 tours de métro, plus 2 tours d’autobus, pour aller poser ma candidature dans quelques restaurants et quelques écoles secondaires. En passant devant la vitrine d’un Couche-Tard, j’ai aperçu une affiche qui annonçait qu’ils étaient en période de recrutement. Je me suis dit que j’étais rendu là, que je ne pouvais plus me permettre de cracher sur rien et que ça me prenait absolument un emploi pour survivre au reste de l’hiver. Un peu humilié, la dignité dans les talons, je me suis traîné jusqu’au comptoir-caisse pour demander à la jeune fille, qui aurait facilement pu être une de mes élèves, si je pouvais voir Steve, le gérant. Steve est arrivé à l’avant du magasin, portant fièrement ses 21 ans, et je lui ai remis mon CV en essayant de faire dire à mes yeux: « Je trouve que Couche-Tard c’est vraiment une bonne compagnie et je trouverais ça vraiment stimulant de me joindre à votre équipe ! » Je suis pas sûr que le message ait passé, parce que tout le long dans ma tête je me disais: « Voyons donc ! Il peut pas être mon boss ! Je suis sûr que sa mère lui crie encore par la tête quand il fait pas son lit. »

Je me suis ensuite dirigé avec bien peu d’espoir vers le restaurant de mes rêves. En passant devant un Café Dépôt en contrebas de la rue, un autre appel d’offre attira mon attention. J’ai ralenti le pas pour me laisser un temps de réflexion. En me mordillant les lèvres, un peu stressé, je me suis demandé si je devais y poser ma candidature ou pas. Puis les larmes me sont venus aux yeux et je me suis dit que je méritais au moins de travailler au-dessus de la terre. J’ai continué chemin et je me  suis arrêté en arrivant à destination. J’ai contemplé le restaurant avec envie par la fenêtre en inspirant profondément pour me donner de la contenance.

Je suis entré dans cet univers que je connais si bien; où je me sens si bien. Le comptoir du bar en bois massif s’étendait devant moi et tranchait en deux la salle à manger à l’architecture complexe. Les tables alignées à la perfection; les serviettes pliées avec attention en s’assurant bien qu’aucune couture ne paraisse; les ustensiles en rang d’oignons, comme placés à l’équerre; la réfraction de la lumière au travers du cristal brillant des verres de bonne qualité; le cellier plus grand que mon appartement qui regorge de belles bouteilles; et ça sent bon. Ça sent chic, ça sent pompeux, mais moi je suis bien. Je me suis assis au bar pour attendre le maître d’hôtel qui n’était pas encore arrivé et les serveuses, dans leur blouse blanches craquantes d’amidon, s’affairaient autour de moi en me faisant la conversation.

Il est arrivé. Je connais le maître D, ce n’est pas mon ami, mais je l’ai servi à plusieurs reprises et vice versa: ça aide toujours un peu. Nous avons discuté une dizaine de minutes, nous nous sommes très bien entendus et il m’a offert un poste. Je n’en croyais pas mes oreilles. Pas de petite annonce, pas de petit carton jauni par le soleil dans la fenêtre pour dire « Nous embauchons » et pourtant, je ressors avec un travail. Là, exactement là où je voulais travailler. En quittant le restaurant, les larmes me sont venus aux yeux et je ne touchais plus terre.

 

Blog par la poste Jeudi, 26 février 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 13:23
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J’avais complètement oublié de vous dire que j’allais participer au Blog par la poste. Il ne reste plus beaucoup de temps pour s’inscrire, mais si vous avez envie de participer, vous avez encore le temps.

 

Tague psychopop Jeudi, 26 février 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 10:10
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Comme tout le monde ou presque l’a fait cette semaine, j’ai décidé de participer. Moi, je l’ai vu pour la première fois ici, mais je crois que c’est elle qui a tout commencé. Je suis donc de type 2 et tout près, je suis ex aequo dans la catégorie de l’enthousiasme et celle de la loyauté.  Honnêtement, ça me représente très bien.
Enneagram
Vous trouverez le test gratuit ici

 

L’Aut’Sexe Mercredi, 25 février 2009

Classé dans : féminisme — Alex @ 15:23
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En début de semaine, on publiait sur L’Aut’Blog une série de réflexions sur la soirée de remise des Oscars. On offrait dans ledit billet [là, vous devez aller voir, parce que sinon, vous ne comprendrez pas vraiment le reste de mon billet] une couverture sélective de l’événement agrémentée de certains commentaires de l’auteur. En lisant le billet, j’ai commenté un peu vivement  et je m’en excuse à l’auteur qui n’était pas mal intentionné en écrivant le billet. Je ne prétends pas non plus que l’auteur en question soit misogyne ou qu’il soit contre le traitement égalitaire des hommes et des femmes. Aussi, loin de moi l’idée que ce blogueur soit le seul à perpétrer des idées qui vont à l’encontre des idéologies féministes; je suis même prêt à avouer que je le fais moi-même et que chaque jour, je lis sur des blogues, tant d’hommes que de femmes, des propos, des commentaires qui m’apparaissent sexistes. Parfois c’est dans la façon de dire, parfois c’est dans le discours même, ou parfois, comme dans le cas présent, dans le tri de l’information qui a été effectué.

Ce serait aussi facile pour vous de dire que je suis un frustré fini; que je vois du sexisme partout; que j’en veux au monde entier parce que je suis fif ou encore que je suis mal baisé, ce qui serait vrai, ces temps-ci. Je vous l’accorde, tout n’est pas du sexisme réfléchi, mais on est tous sexiste parce que nous sommes tous issus du patriarcat. De la même manière, nous sommes tous racistes et même tous homophobes. Oui, enlevez vos oeillères, même les gays peuvent être homophobes. Par exemple, un gay qui dit «Lui, il m’énerve, il est ben trop folle ! » est homophobe. D’ailleurs, les sites de rencontres gays débordent d’annonces homophobes dans lesquels on peut lire des choses comme: « Efféminés s’abstenir» ou « Gars masculin seulement » et souvent ce sont des gars pas si masculins que ça eux-mêmes qui recherchent ça… Oups… j’ai été homophobe !

L’idée derrière tout ça n’est pas d’éradiquer complètement de nos vies tous ces comportements dans l’instant présent, ce qui serait non seulement impossible, mais ce qui créerait une surtout une société à l’intérieur de laquelle les individus seraient complètement inintelligibles les uns par rapport aux autres et c’est d’ailleurs les genres et leur représentation qui assurent cette intelligibilité. L’important c’est de prendre conscience de ces comportements que, je le répète, nous avons tous et d’être aptes d’en comprendre leurs origines. Alors oui, d’un certain point de vue, qu’on le veuille ou non, tout est sexiste; d’un autre point de vue, il ne faut pas capoter avec ça, étant donné que le sexisme n’est pas un événement isolé, il fait partie intégrante de notre vie puisque toutes les institutions sociales ont été édifiées sur le modèle du patriarcat.

Pour revenir au billet de Stéphane, auteur de L’Aut’Blog, mon but n’était certes pas de l’attaquer lui directement, mais plutôt d’inciter à la réflexion. Je n’ai d’ailleurs pas choisi de commenter sur un billet dans lequel le sexisme sautait aux yeux. Il m’apparaît plus intéressant de faire remarquer les infiltrations pernicieuses du sexisme dans nos vies que celles qui sont évidentes. Pour vous donner des exemples, je vous donnerais bien l’adresse de certains blogueurs et blogueuses qui m’horripilent, mais je ne voudrais pas leur faire de la publicité, aussi mauvaise soit-elle. Par contre, je vous encourage fortement à aller lire Stéphane qui est un blogueur que je lis quotidiennement et que j’apprécie beaucoup.

Pour ceux qui ne serait pas aller lire le billet et les commentaires, je vous en fais un bref résumé. Stéphane décrit dans son billet la soirée de remise des oscars en quelques points. Parmi les éléments de la soirée qu’il décrit, il fait très peu mention des femmes (exactement 3 fois) et souvent, c’est pour les objectifier. On sait que dans le milieu des arts, et dans toutes les autres sphères de la vie comme Stéphane l’a fait remarquer dans sa réponse à mon commentaire, le travail des femmes a été occulté pendant plusieurs siècles. Avec le développement du vedettariat au XXe siècle, les femmes de la scène artistique ont été de plus en plus objectifiées et elles les sont encore aujourd’hui.

De plus, on sait qu’au cours de l’histoire, le travail des hommes a su être apprécié par les hommes et par les femmes. L’inverse n’est pas vrai. Le travail ou l’oeuvre d’une femme rejoindra avant tout un public de femmes et parfois, pour certaines considérations, les femmes, souvent en adoptant certains rôles,  arriveront à percer le marché masculin.

Pour illustrer ce fait, notons par exemple l’histoire de la création du prix littéraire Fémina en 1904. Le prix Femina a été créé par une groupe de femmes qui trouvaient ahurissant que le prix Goncourt soit accordé de facto à des hommes. Elles ont donc décider de créer le Prix Femina qui serait attribué chaque année par un jury exclusivement composé de femmes. Cependant, elles ne feraient pas de discrimination quant au sexe de l’auteur et à sa deuxième année d’existence, en 1905, elles décernèrent le prix Femina à un homme. Il faudra attendre jusqu’en 1944 pour voir le premier prix Goncourt consacré une première femme.

Plus près de nous, il est intéressant de faire la lecture des listes des 500 meilleurs albums de l’histoire et celle des 500 meilleurs chansons de l’histoire publiées par Rolling Stone. Je vous en pris, allez les voir, faites dérouler la page et compter le nombre de femmes qui y sont répertoriées. Remarquer aussi à partir de quelles positions on en retrouve. Vous allez voir, c’est fou ! En tous cas, je ne voudrais certainement pas voir du sexisme partout, mais moi ça me fait capoter.

Edit: J’oubliais ! Faites-moi un spécial commentaires ! Je veux votre avis là-dessus. Don’t be shy !

 

Le retour Mercredi, 25 février 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 1:47
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Je sais, ça fait un moment que je n’ai pas publié de billet digne de ce nom, mais sachez que ce moment d’attente était bien involontaire de ma part. En fait, après mon Saint-Valentin Breakdown j’avais besoin d’un peu de temps pour reprendre mes esprits et même si j’avais écrit, ç’aurait sans doute donné une série de billets comme celui-ci et je n’aurais surtout pas voulu vous emmerder avec ça. J’ai donc décidé de garder ça pour moi, de ruminer dans mon coin, pour vous revenir de meilleure humeur.

En gros, je ne peux pas dire que rien de concret ne soit réglé dans ma vie, mais j’ai décidé d’être plus actif par rapport à ça. J’ai un peu l’impression d’avoir repris le contrôle sur ma vie. Bon, c’est pas encore ça, mais ça s’en vient. Je cherche du travail parce que ça fait quatre mois que je ne travaille pas et là ma vie au complet est en train de s’écrouler. J’avais passé une entrevue jeudi dernier, mais on n’a pas retenu ma candidature parce que mon horaire ne concordait soi-disant pas avec leurs besoins.

J’étais vraiment déçu quand j’ai appris la nouvelle en soirée, surtout que je n’ai pas vraiment d’autres options pour l’instant. J’avais peut-être mis tous mes oeufs dans le même panier aussi et j’entretenais beaucoup d’espoir face à ce travail. Ça à l’air que je vais continuer mes recherches et je suis mieux de faire vite.

Sinon, ça fait deux semaines que j’ai arrêté de fumer et ça va bien à part que ça me manque beaucoup quand j’écris des billets. Pas tant par manque de nicotine, mais plus par plaisir. C’était tellement le fun écrire en fumant. Je me demande si je vais oublier un jour à quel point c’était extraordinaire ! Ah oui ! J’oubliais presque, j’ai aussi décidé de recommencer à aller au gym sérieusement. Je vais être tellement en forme !

Côté coeur, rien de nouveau sous le soleil – je suis toujours célibataire – mais j’ai de nouvelles histoires pour vous… Je reviens de bonne humeur et je vous promets une plus grande assiduité dans mes écrits pour les semaines à venir.

Je vais au lit et je vous reviens dans quelques heures. ;)

 

Volte-Face Dimanche, 22 février 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 16:55
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C’est ce que je dois faire à partir d’aujourd’hui.

 

Double défi: Alex/moi Mercredi, 18 février 2009

Classé dans : DD - Du(o), Vécu — Alex @ 23:31
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Si vous suivez mon blogue depuis un moment, la plupart d’entre vous me connaissez déjà assez bien, pour peu que vous sachiez lire entre les lignes. La personne que je suis sur mon blogue existe. Bien sûr, c’est une persona, mais qui se rapproche beaucoup de la personne que je suis réellement; je dirais que c’est une version épurée, parfois améliorée, de moi. Pour ce Double défi, qui soit dit en passant me donne du fil à retordre, j’ai décidé de vous présenter quelques aspects de ma personnalité; la définir dans son ensemble serait, évidemment, une tâche beaucoup trop complexe.

Grande gueule ?

Je ne peux nier le fait que je suis très loquace et l’on pourrait, si l’on me juge rapidement, penser que je suis une grande gueule. Mais je ne le suis pas vraiment, je suis juste très sociable. D’un autre côté, sans nécessairement chercher à attirer l’attention, je dois avouer que je passe rarement inaperçu dans une soirée. Mais je ne pense pas être la Grande gueule: L’original. Vous me le direz si je me trompe, mais je ne suis pas fatigant… pas trop en tous cas. J’aime être entouré et fêter.

Aussi , quand je rencontre des gens pour la première fois, j’ai une réaction étrange: ma timidité et ma nervosité me poussent à parler davantage et surtout plus rapidement. C’est aussi toujours dans ces cas-là que je sors mes blagues les plus déplacées. Après les avoir faites, je me mords les joues pendant une bonne demi-heure et je me jure de ne plus jamais recommencer… et je recommence.

Hypocondriaque

Quand j’étais petit j’avais un grand frère qui m’en faisait voir de toutes les couleurs. Lui et ses amis, qui aimaient beaucoup se battre, semblaient trouver l’activité encore plus amusante si j’y participais. Moi, déjà pas très batailleur à la base, j’étais beaucoup plus petit qu’eux, ce qui faisait en sorte que je me retrouvais pas mal toujours K.O. dans les cinq premières secondes du jeu. Je me souviendrai toujours de la fois, j’avais 6 ou 7 ans, où lui et deux de ses amis m’ont fait basculer sur le dos; vous savez quand on tombe sur le dos et qu’on en a le souffle coupé. C’était la première fois que ça m’arrivait, moi qui avait pourtant beaucoup d’expérience en dégringolade d’escalier. Après cet événement, j’ai passé un bon deux mois à me dire, en m’endormant le soir, que je me réveillerais sûrement paralysé le lendemain.

Ça a été le déclencheur de mon hypocondrie. Depuis ce jour, ça n’a jamais arrêté. J’ai pensé avoir contracté des ITS avant même d’être actif sexuellement, j’ai eu peur d’avoir le cancer parce que j’avais un coup de soleil et j’en passe. Mon père enseignait la biologie, on retrouvait donc chez mes parents tous les dictionnaires médicaux inimaginables. J’ai pensé avoir eu toutes les maladies et je suis devenu un spécialiste du VIH tellement j’ai lu la page souvent; n’est-ce pas l’ultime phobie de tous les gays ?

Depuis la venue de Wikipedia, je pense que je suis encore plus hypocondriaque que je l’étais. Au moindre petit signe, je cours voir Wikipedia et là je dis à mon coloc: «  J’ai un peu mal au coeur. Tu penses-tu que j’ai la maladie de Hodgkin ? » Et là, il lève les yeux au ciel. Mais bon, ça ne m’empêche pas de fonctionner. Je suis juste un peu stressé.

Poser ?

Je suis un faux-skateux. Je n’ai jamais fait de skate de ma vie et pourtant je ne porte presque uniquement que des marques de skate, tant pour mes souliers, mes jeans que mes t-shirt. J’aime bien me glisser dans un de mes hoodies pour me protéger un peu du monde qui m’entoure. (Je suis plus timide que j’en ai l’air. Moi aussi, j’ai mon côté Joelle desfois.) Je pense que j’ai hérité de mon look skater au même moment où j’ai commencé à faiblir pour les skaters (c’était peut-être de l’émulation), quand j’ai commencé à raver. Ça vous ne le saviez pas ! Je suis un ancien raveur.(c’est la graphie proposé par Antidote, mais vous êtes encore chanceux que je ne vous ais pas mis la proposition du GDT qui traduit raver par techno. Exemple: Les jeunes technos ont dansé toute la nuit dans une grande fête techno.)

Donc, j’ai fait pas mal -  lire trop -  de party. Je faisais partie de ce qu’on appelait la Scène et Dieu que j’étais poser. Premièrement, j’étais toujours trop looké, je me tenais dans les VIP et je faisais de l’attitude à tout ceux qui n’avait pas encore fait leurs classes ou qui avait l’air le moindrement clubber. Je n’étais vraiment pas très gentil… Mais bon, c’est du passé, j’étais jeune et aujourd’hui, je suis super accueillant avec tout le monde (ou presque). Pis pour le look, ben je suis juste faux-skateux parce que pour des raisons qui m’échappent, j’étais comme 100 fois plus riche à 20 ans qu’à 29, donc je n’ai plus d’argent pour m’acheter du linge. Ah oui, pis pour le fait d’être poser, ça m’arrive encore desfois, mais j’essaie de faire attention. C’est pas la E ni le speed qui cause la plus grande dépendance quand tu raves… c’est faire de l’attitude.

Romantique

Je n’ai jamais été très chanceux en amour, malgré tout ce que les horoscopes de la terre ont pu me prédire. Mes amours ont toujours été brèves. Je vous mentirais si je vous disais que j’ai longtemps été en amour avec l’amour puisque le verbe de cette dernière proposition ne devrait pas être au passé composé, mais bien au présent. Même si j’aime bien me persuader que tout ça est du passé, que maintenant je suis guéri, que je suis tout simplement optimiste, qu’aujourd’hui je me fous un peu de ce qui peut bien m’arriver et même si je suis plus lucide qu’avant, j’y crois encore…

Paradoxalement, j’ai parfois l’impression de chercher quelque chose qui n’existe pas et je me refuse catégoriquement à m’engager à long terme avec quelqu’un que j’aime à demi. Sans chercher la perfection, je suis conscient que mes attentes sont peut-être trop élevées. Ainsi, même s’il y a des jours où je ressens l’envie ardente d’être en couple, je réalise que je n’éprouve que rarement un véritable désir pour quelqu’un. Je constate que je tombe amoureux beaucoup moins facilement que quand j’étais plus jeune; j’ai rarement des kicks et, pourtant, s’il y a une chose que j’aime dans la vie, c’est justement avoir le kick sur quelqu’un et aussi, la locution avoir un kick sur quelqu’un

Freak but not the crazy bitch

Je ne pense pas être très doué pour le dating. Je m’emballe un peu trop vite, même quand j’essaie de me freiner. Je n’ai pas l’impression d’en faire trop, mais c’est quand même toujours un peu ce que je fais. Je suis incapable de respecter la règle du trois jours ou aucune des autres lois énumérées par Dark ici. Je ne lis pas toujours bien les signes que l’on m’envoie. Je finis toujours par me sentir rejeté et je ne gère pas tellement bien ça. Par exemple, si je fréquente un gars, qu’il est censé me téléphoner et qu’il oublie, pour une raison quelconque de le faire, je m’en fais instantanément. Peut-être même avec raison. Je n’oublierais jamais de retourner l’appel d’un gars qui m’intéresse. Mais ça c’est moi. Je n’avais tellement pas d’amis quand j’étais jeune et donc, personne à appeler que quand j’ai commencé à avoir du monde à appeler, j’étais on ne peut plus excité par cette merveille qu’est le téléphone. Mes amis rient de moi pour ça. Je peux demander cinq fois dans la même heure à -B ou à J. si je devrais ou non appeler un gars que j’ai vu deux fois. -B est moins patient que J. parce que ça fait 10 ans que je lui fais le coup, mais je sens que J. commence à perdre patience aussi.

Cynique/Amer

Étrangement, même si je vieillis, je commence à me départir de mon cynisme et de mon amertume. J’ai eu une période beaucoup plus intense. Mais je dois avouer que je ne me départirai jamais de mon sarcasme et de mon ironie et il m’arrive assez régulièrement de lancer à mes amis (ou à des étrangers) des répliques acidulées. (c’est vraiment laid cette expression, mais c’est quand même moins pire qu’une histoire salée ! Ark!)

Sweet

Mais même si j’ai beaucoup de défauts, je pense que je suis sweet et c’est grâce à ça que mes amis arrivent à accepter tous mes autres défauts. C’est vrai que je suis tout le temps un peu trop dans la vie, même un peu trop sucré. Sweeeeeeeeet! (J’ai quasiment le goût de me mettre un coeur.)

 

Saint-Valentin Breakdown Lundi, 16 février 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 12:15
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Ce matin je ris (jaune) un peu en lisant tous vos billets de Saint-Valentin réussie. Mon weekend a été l’un des plus moches depuis longtemps. Une chance que mes amis et moi nous sommes faits un souper samedi pour faire semblant de célébrer la Saint-Valentin, mais même au cours de cette soirée, je suis arrivé à me sentir tout croche. Je vous épargne les détails pour le moment (j’y reviendrai sûrement un jour), mais en fin de semaine, l’équivalent de merde qui m’arrive habituellement dans une année m’est tombé dessus en deux jours. En tous cas, j’avais le goût de rien faire, pas le goût de finir mon Saint-Valentin Countdown, encore moins le goût de publier le billet sweet que j’avais prévu pour le 14. Mais là, ça va mieux, les choses commencent à se remettre en place. Je vais passer la journée avec J. Yay !