Si vous suivez mon blogue depuis un moment, la plupart d’entre vous me connaissez déjà assez bien, pour peu que vous sachiez lire entre les lignes. La personne que je suis sur mon blogue existe. Bien sûr, c’est une persona, mais qui se rapproche beaucoup de la personne que je suis réellement; je dirais que c’est une version épurée, parfois améliorée, de moi. Pour ce Double défi, qui soit dit en passant me donne du fil à retordre, j’ai décidé de vous présenter quelques aspects de ma personnalité; la définir dans son ensemble serait, évidemment, une tâche beaucoup trop complexe.
Grande gueule ?
Je ne peux nier le fait que je suis très loquace et l’on pourrait, si l’on me juge rapidement, penser que je suis une grande gueule. Mais je ne le suis pas vraiment, je suis juste très sociable. D’un autre côté, sans nécessairement chercher à attirer l’attention, je dois avouer que je passe rarement inaperçu dans une soirée. Mais je ne pense pas être la Grande gueule: L’original. Vous me le direz si je me trompe, mais je ne suis pas fatigant… pas trop en tous cas. J’aime être entouré et fêter.
Aussi , quand je rencontre des gens pour la première fois, j’ai une réaction étrange: ma timidité et ma nervosité me poussent à parler davantage et surtout plus rapidement. C’est aussi toujours dans ces cas-là que je sors mes blagues les plus déplacées. Après les avoir faites, je me mords les joues pendant une bonne demi-heure et je me jure de ne plus jamais recommencer… et je recommence.
Hypocondriaque
Quand j’étais petit j’avais un grand frère qui m’en faisait voir de toutes les couleurs. Lui et ses amis, qui aimaient beaucoup se battre, semblaient trouver l’activité encore plus amusante si j’y participais. Moi, déjà pas très batailleur à la base, j’étais beaucoup plus petit qu’eux, ce qui faisait en sorte que je me retrouvais pas mal toujours K.O. dans les cinq premières secondes du jeu. Je me souviendrai toujours de la fois, j’avais 6 ou 7 ans, où lui et deux de ses amis m’ont fait basculer sur le dos; vous savez quand on tombe sur le dos et qu’on en a le souffle coupé. C’était la première fois que ça m’arrivait, moi qui avait pourtant beaucoup d’expérience en dégringolade d’escalier. Après cet événement, j’ai passé un bon deux mois à me dire, en m’endormant le soir, que je me réveillerais sûrement paralysé le lendemain.
Ça a été le déclencheur de mon hypocondrie. Depuis ce jour, ça n’a jamais arrêté. J’ai pensé avoir contracté des ITS avant même d’être actif sexuellement, j’ai eu peur d’avoir le cancer parce que j’avais un coup de soleil et j’en passe. Mon père enseignait la biologie, on retrouvait donc chez mes parents tous les dictionnaires médicaux inimaginables. J’ai pensé avoir eu toutes les maladies et je suis devenu un spécialiste du VIH tellement j’ai lu la page souvent; n’est-ce pas l’ultime phobie de tous les gays ?
Depuis la venue de Wikipedia, je pense que je suis encore plus hypocondriaque que je l’étais. Au moindre petit signe, je cours voir Wikipedia et là je dis à mon coloc: « J’ai un peu mal au coeur. Tu penses-tu que j’ai la maladie de Hodgkin ? » Et là, il lève les yeux au ciel. Mais bon, ça ne m’empêche pas de fonctionner. Je suis juste un peu stressé.
Poser ?
Je suis un faux-skateux. Je n’ai jamais fait de skate de ma vie et pourtant je ne porte presque uniquement que des marques de skate, tant pour mes souliers, mes jeans que mes t-shirt. J’aime bien me glisser dans un de mes hoodies pour me protéger un peu du monde qui m’entoure. (Je suis plus timide que j’en ai l’air. Moi aussi, j’ai mon côté Joelle desfois.) Je pense que j’ai hérité de mon look skater au même moment où j’ai commencé à faiblir pour les skaters (c’était peut-être de l’émulation), quand j’ai commencé à raver. Ça vous ne le saviez pas ! Je suis un ancien raveur.(c’est la graphie proposé par Antidote, mais vous êtes encore chanceux que je ne vous ais pas mis la proposition du GDT qui traduit raver par techno. Exemple: Les jeunes technos ont dansé toute la nuit dans une grande fête techno.)
Donc, j’ai fait pas mal - lire trop - de party. Je faisais partie de ce qu’on appelait la Scène et Dieu que j’étais poser. Premièrement, j’étais toujours trop looké, je me tenais dans les VIP et je faisais de l’attitude à tout ceux qui n’avait pas encore fait leurs classes ou qui avait l’air le moindrement clubber. Je n’étais vraiment pas très gentil… Mais bon, c’est du passé, j’étais jeune et aujourd’hui, je suis super accueillant avec tout le monde (ou presque). Pis pour le look, ben je suis juste faux-skateux parce que pour des raisons qui m’échappent, j’étais comme 100 fois plus riche à 20 ans qu’à 29, donc je n’ai plus d’argent pour m’acheter du linge. Ah oui, pis pour le fait d’être poser, ça m’arrive encore desfois, mais j’essaie de faire attention. C’est pas la E ni le speed qui cause la plus grande dépendance quand tu raves… c’est faire de l’attitude.
Romantique
Je n’ai jamais été très chanceux en amour, malgré tout ce que les horoscopes de la terre ont pu me prédire. Mes amours ont toujours été brèves. Je vous mentirais si je vous disais que j’ai longtemps été en amour avec l’amour puisque le verbe de cette dernière proposition ne devrait pas être au passé composé, mais bien au présent. Même si j’aime bien me persuader que tout ça est du passé, que maintenant je suis guéri, que je suis tout simplement optimiste, qu’aujourd’hui je me fous un peu de ce qui peut bien m’arriver et même si je suis plus lucide qu’avant, j’y crois encore…
Paradoxalement, j’ai parfois l’impression de chercher quelque chose qui n’existe pas et je me refuse catégoriquement à m’engager à long terme avec quelqu’un que j’aime à demi. Sans chercher la perfection, je suis conscient que mes attentes sont peut-être trop élevées. Ainsi, même s’il y a des jours où je ressens l’envie ardente d’être en couple, je réalise que je n’éprouve que rarement un véritable désir pour quelqu’un. Je constate que je tombe amoureux beaucoup moins facilement que quand j’étais plus jeune; j’ai rarement des kicks et, pourtant, s’il y a une chose que j’aime dans la vie, c’est justement avoir le kick sur quelqu’un et aussi, la locution avoir un kick sur quelqu’un…
Freak but not the crazy bitch
Je ne pense pas être très doué pour le dating. Je m’emballe un peu trop vite, même quand j’essaie de me freiner. Je n’ai pas l’impression d’en faire trop, mais c’est quand même toujours un peu ce que je fais. Je suis incapable de respecter la règle du trois jours ou aucune des autres lois énumérées par Dark ici. Je ne lis pas toujours bien les signes que l’on m’envoie. Je finis toujours par me sentir rejeté et je ne gère pas tellement bien ça. Par exemple, si je fréquente un gars, qu’il est censé me téléphoner et qu’il oublie, pour une raison quelconque de le faire, je m’en fais instantanément. Peut-être même avec raison. Je n’oublierais jamais de retourner l’appel d’un gars qui m’intéresse. Mais ça c’est moi. Je n’avais tellement pas d’amis quand j’étais jeune et donc, personne à appeler que quand j’ai commencé à avoir du monde à appeler, j’étais on ne peut plus excité par cette merveille qu’est le téléphone. Mes amis rient de moi pour ça. Je peux demander cinq fois dans la même heure à -B ou à J. si je devrais ou non appeler un gars que j’ai vu deux fois. -B est moins patient que J. parce que ça fait 10 ans que je lui fais le coup, mais je sens que J. commence à perdre patience aussi.
Cynique/Amer
Étrangement, même si je vieillis, je commence à me départir de mon cynisme et de mon amertume. J’ai eu une période beaucoup plus intense. Mais je dois avouer que je ne me départirai jamais de mon sarcasme et de mon ironie et il m’arrive assez régulièrement de lancer à mes amis (ou à des étrangers) des répliques acidulées. (c’est vraiment laid cette expression, mais c’est quand même moins pire qu’une histoire salée ! Ark!)
Sweet
Mais même si j’ai beaucoup de défauts, je pense que je suis sweet et c’est grâce à ça que mes amis arrivent à accepter tous mes autres défauts. C’est vrai que je suis tout le temps un peu trop dans la vie, même un peu trop sucré. Sweeeeeeeeet! (J’ai quasiment le goût de me mettre un coeur.)