Ma vie sexuelle comme un jeu de serpents & échelles

Aventures sur un jeu de parchésie

Tague livresque Mardi, 31 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 16:22

Une tague trouvée chez elle qui a une résonnance toute particulière pour moi aujourd’hui. Je suis allé chez lui pour la première fois hier soir et je n’ai jamais vu autant de livres, et de beaux livres, dans une maison. Aujourd’hui, je regarde ma garde-robe et je me demande si je n’aurais pas mieux fait de m’acheter des livres à la place… Définitivement, je dois vraiment m’y mettre et lire plus.

Coins cornés ou marque-page ?
Ni un, ni l’autre. Ma mémoire.

Un livre en cadeau ?
Oui, surtout les livres de recettes. J’aime plus en donner en cadeaux qu’en recevoir.

Lis-tu dans ton bain ?
TELLEMENT ! Jadis, quand j’avais un bain, je lisais tellement plus. J’ai essayé sous la douche, mais c’est beaucoup trop périlleux (pour le livre).

As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
J’y pense encore.

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Bof. Ça ne m’excite pas plus qu’un autre livre. Si je m’attache aux personnages, c’est toujours bien de pouvoir continuer de suivre leurs aventures. Je préfère les cycles, comme les Rougon-Macquart ou les Chroniques du Plateau qui suivent les mêmes êtres, sans nécessairement constituer une série avec un ordre déterminé. J’ai bien aimé les Harry Potter.

As-tu un livre-culte ?
L’hotel New Hampshire de John Irving. Ça me ressemble tellement.

Aimes-tu relire ?
Oui, surtout quand ça fait très longtemps que je n’ai pas lu.

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livre qu’on a aimés ?
Devenir leur ami, oui. Les rencontrer pour les rencontrer, non.

Aimes-tu parler de tes lectures ?
Plus ou moins. Quand j’en parle à quelqu’un qui s’intéresse à la littérature, j’ai toujours peur de me faire juger en utilisant un vocabulaire imprécis ou inapproprié ou en faisant des erreurs connes, comme mal identifier le courant littéraire auquel appartient un livre. Si j’en parle à quelqu’un qui lit peu, j’ai parfois un peu l’impression de les emmerder. Mais j’aime que quelqu’un me parle de ses lectures.

Comment choisis-tu tes livres ?
Mon meilleur ami, qui lit plus que moi, me fait ses recommendations.

Une lecture inavouable ?
Pas vraiment de lecture inavouable. Ce qui est inavouable, c’est le fait que je lise vraiment trop peu.

Des endroits préférés pour lire ?
Les transports en commun.

Un livre idéal pour toi serait ?
Une collaboration entre tous mes auteurs préférés,  morts ou vivants.

Lire par-dessus l’épaule ?
Pas un roman, mais un journal, ou un écran d’ordi, tellement !

Télé, jeux vidéo ou livres ?
Livres, quoique j’aime beaucoup les séries télés.

Lire et manger ?
Toujours quand je suis seul.

Lire un livre électronique ?
Bien sûr, je suis tellement de mon temps.

Le livre vous tombe des mains, aller jusqu’au bout ou pas ?
Certainement pas !

Qu’arrive-t-il à la page 100 ?
Ça dépend du nombre de pages que contient le livre…

Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?
N’importe quel livre inspirational comme L’alchimiste de Paulo Coelho ou quelque niaiserie du genre. Osti que j’haïs ça. Pas capable !

Je tague Bast, L’achigan, J., Pédagogue-à gogo et nitram28.

 

Hockey Samedi, 28 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 1:31

D’entrée de jeu, je l’avoue, je ne suis pas fan de hockey. En vérité, tout ce qui s’appelle sport professionnel m’indiffère totalement. Je suis toutefois en mesure de comprendre le sentiment de fierté nationale qu’il est possible de ressentir lorsque notre équipe gagne la partie, mais j’ai beaucoup de difficultés à m’expliquer comment une victoire si futile à mes yeux  puisse générer de telles réactions. On en a parlé cent fois aussi, mais je n’arrive pas non plus à justifier le fait que l’on investisse autant d’argent dans ces sports et que l’on accorde autant d’espace médiatique à un simple jeu.

Cela dit, j’ai quand même du plaisir à entendre mes amis crier dans le salon durant les séries. Il m’est même arrivé de cuisiner des buffets all american pour mes amis straights qui étaient venus écouter le hockey chez moi. Je pense que j’ai plus de plaisir à les voir manger ma  bouffe qu’eux en ont à regarder la partie. Il m’est aussi arrivé quelquefois de me retrouver au coeur de manifestation d’euphorie sportive, j’ai donc déjà ressenti la fièvre du sport. Par exemple, j’étais au centre-ville de  Boston en 2004, au moment où les Red Sox ont remporté leur première Coupe du monde en 85 ans . On peut dire qu’il y avait de l’ambiance…

Hier soir, au restaurant, j’ai servi une table d’hommes; 2 jeunes cadres dynamiques québécois attablés avec 3 de leur clients américains. Le plus jeune des 2 québécois n’avait pas de très bonnes manières et n’était pas très doué pour le small talk. Quand il voulait être avenant avec ses invités, il sonnait plutôt restrictif. Il demandait par exemple « Did you had enough sparling water ? » Quand il voulait faire des blagues, il humiliait plus ses invités qu’il ne les faisait rire: « My friend here does not drink wine. He’s gonna make a water tasting… »Et moi, par mon attitude non verbal et mes paroles, j’essayais toujours de le sauver un peu du mauvais pas dans lequel il s’était foutu en retournant la blague pour essayer d’en faire une bonne et la rendre moins offensante pour les clients.

Après quelques verres de vin, mon jeune homme d’affaire a commencé à s’enflammer un peu et à parler à ses invités de ce qui le passionnait, soit le hockey. Bon, je peux comprendre que, d’une certaine manière, c’est approprié étant donné que c’est un souper entre hommes, que ce n’est pas un rendez-vous tout à fait formel, etc. Mais je ne peux m’empêcher de me dire qu’en quelque part, ce n’est pas une si bonne idée que ça, parce que, même si ses clients américains sont susceptibles de s’intéresser au hockey, les chances qu’ils prennent partie pour la même équipe que lui, dans le cas présent les Canadiens de Montréal, sont nulles. Mais bon, mon ami et moi arrivons quand même à causer patinage artistique, même si je préfère le couple Jamie Salé & David Pelletier et que lui ne soit pas encore revenu du tandem formé par Isabelle Brasseur & Lloyd Eisler.

Et c’est là que mon Champion a porté la conversation sur un sujet, ma foi, fort intéressant. Imaginez-vous qu’il s’est mis à raconter une bataille qui avait eu lieu sur la glace – si j’ai bien entendu, c’était lors d’un match contre les Canucks de Vancouver – et on aurait pu le voir de partout à travers la salle à manger, les bras en l’air, mimant chacun des coups que les assaillants s’étaient mutuellement porté, allant jusqu’à enrichir son discours, parfois, de mimiques de douleur imitant celles des joueurs . Et le clou de son histoire, c’était que l’un des gars avaient rentré l’autre tellement fort dans la bande, que cette dernière s’était détachée et que « The guy that’s work for the arena had to come and screw the wall » (sic).

Parlez-moi d’une histoire fascinante ! Le mur est tombé ? Ah ben ! J’ai mon voyage ! Sérieusement, pouvez-vous m’expliquer ce qu’il y a d’intéressant à relater dans cet événement. Ça me tue pour ça le sport professionnel. C’est comme le monde qui raconte des publicités télévisés. Vous seriez surpris le nombre de fois que ça peut m’arriver de surprendre ce genre de conversations à des tables. « Tu sais l’annonce, là ? Est assez drôle !» Ça me fait capoter ! Venir manger au restaurant avec des amis pour raconter des annonces !

Pour revenir à mon Champion, une question me trotte dans la tête depuis hier soir: « Pourquoi jugeait-il son histoire intéressante ?» Est-ce que c’est parce qu’il est en admiration béate devant le joueur qui a plaqué l’autre dans la bande ? Il est en admiration devant toute la force déployée par le joueur ? Est-ce que c’est parce que lui-même aurait le goût de rentrer quelqu’un dans une bande pour se sentir plus viril ? Est-ce que c’est parce qu’il trouve que les petits monsieurs qui travaillent à l’aréna font une crisse de bonne job et qu’ils ont l’air d’avoir de méchantes bonnes perceuses ? La question demeure sans réponse.

Sincèrement je ne comprends juste pas. Expliquez-moi quelqu’un !  Si quelqu’un me racontait une histoire aussi insignifiante, je ne saurais juste pas quoi dire d’autre que, peut-être, «Ah ouin ? » Il me semble qu’il n’y a juste rien dire à celà. Mais encore, peut-être que c’est moi qui n’a pas encore compris que c’était ça, la véritable essence de la vie. La prochaine fois que je rencontrerai un Champion, j’oserai peut-être lui demander de m’expliquer.

 

Alexandre le Grand Vendredi, 27 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 0:39

J’ai failli m’appeler Guillaume. Pour une raison qui m’échappe, mes parents semblaient vouloir me donner le nom d’un conquérant.  Je peux me compter chanceux, ils auraient pu jouer les originaux et tomber pour Napoléon ou César. Toutefois, quand on s’appelle Alexandre, on est condamné à se faire appeler toute sa vie Alexandre le Grand. Les mononcles et les matantes aiment tellement ça ! Comme je travaille avec le public, ça m’arrive d’autant plus souvent.

Ce qui est encore plus drôle c’est que je ne me sens d’aucun filiation avec ce roi de Macédoine et pour être franc je ne pourrais pas vraiment dire qui il est ou même narrer un seul de ses exploits. Et bien honnêtement, je m’en fous un peu; Alexandre le Grand, c’est un peu l’exception à la règle que j’adopte généralement face à la culture, moi qui suis un éternel sceptique et qui suis toujours déchiré par le besoin de savoir avec exactitude lorsqu’une question se forge en mon esprit. Probablement agacé parce que l’on me prenait constamment pour Alexandre le Grand, j’ai fait la grève et j’ai, inconsciemment, refusé d’apprendre son histoire. La seule chose que je sais et qui pourrait peut-être, d’une certaine manière le rapprocher de l’être que je suis, c’est qu’il semblerait que des gens disent que peut être il était homosexuel, parce qu’apparement il aurait possiblement eu une relation avec un de ses amis Patrocle… Je ne vois pas pourquoi je devrais m’intéresser à lui pour quelque chose d’aussi hypothétique.

Mardi après-midi, je suis allé porter mes vêtements de travail chez le nettoyeur et j’ai été servi par un arabe. Je lui donne mon nom et du tac-au-tac, il me demande: « Aimes-tu les arabes ? »
-Euh… oui !
-T’es pas comme Alexandre le Grand ?
-… (rire niais)
-Parce qu’Alexandre le Grand, il n’aimait pas les Arabes.
-Ah non ? J’imagine hein… Avec les Maures et tout hein ?… Il a pas conquis l’Égypte lui d’ailleurs ? Hein ? Alexandrie… Il a pas dû être ben ben fin avec les Arabes…
-Non…

Et là vous m’excuserez, parce qu’il parlait tellement vite que je n’ai rien compris, mais il m’a déblatéré l’histoire complète d’Alexandre le Grand en me faisant la liste exhaustive de tous les crimes qu’il a pu perpétré comme le monde Arabe. Et moi, béat, je l’écoutais en quelque sorte pendant qu’il me rendait, en quelque sorte, moi-même coupable de tous les maux du monde Arabe.

Et qu’est-ce que j’ai répondu à ça ? Parce que je ne pouvais pas répondre «Cool ! » en faisant un sourire niais – ma réplique porte de sortie dans à peu près toute les situations malaisantes -  j’ai dit:

-Alors, il y avait quelques taches que je voulais vous montrer sur le pantalon…

 

Réservé au personnel Mardi, 24 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 0:01
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La prochaine fois que vous irez au restaurant, remarquez la station des serveurs. (Ne vous en approchez surtout pas) C’est là que tout se passe. C’est là que les maîtres d’hôtel disent des saletés sur les clients, que les serveurs cruisent les serveuses ou tapent les fesses des commis. C’est un espace sacré et ne tentez jamais de vous immiscer dans cet espace. Quand un client pénètre dans cette zone, je me sens toujours violé; comme si quelqu’un envahissait ma bulle.

C’est un espace qui n’appartient qu’aux serveurs et qui est absolument nécessaire. C’est là que les serveurs peuvent décompresser, ravaler les mots qui ont failli franchir leurs lèvres à une table et prendre de grandes respirations. Pour un serveur, les brefs moments de solitude passés dans la station sont très importants, s’il veut être en mesure de poursuivre son service avec le sourire. Bref,aller voir un serveur à sa station de travail ou le déranger pendant qu’il est occupé avec une autre table, c’est vraiment très mal poli et quand ça m’arrive, j’ai juste envie de frapper le client. À plusieurs reprises au cours de ma carrière, on m’a tiré sur la chemise pour attirer mon attention alors que je parlais à une autre table… Je suis désolé, ça ne se fait pas !

Ça me rappelle le temps où je servais des brunchs et que des madames venaient cogner dans la porte du restaurant à 8h30 pour installer des décorations de shower de bébé, alors que le restaurant n’ouvrait qu’à 11h, en prétendant que ça ne prendrait que 15 minutes. Bien sûr, je les laissais entrer, mais toutes ceux et celles qui ont lu dans mes yeux auraient dû comprendre ceci:

Excuse-moi ! Je suis hangover, je me suis traîné jusque ici à moitié endormi pour travailler. J’ai juste le goût de vômir. Si je te laisse rentrer pour accrocher tes décorations, ça veut dire que je vais devoir commencer à me comporter en professionnel 2h plus tôt que prévu. Et pour l’instant, mes collègues et moi on a juste envie de déconner et de parler de cul. On veut juste écouter notre musique dans le tapis, pis dresser notre criss de salle en paix en continuant de porter nos jeans. Si je te laisse rentrer, ça veut dire qu’il faut que j’envoie tout mon staff se mettre en uniforme tout de suite.

Pis si tu penses que des matantes comme toi j’en ai jamais vu !  Je le sais que tes osti de décoration, ça prendra pas juste 15 minutes, que ça va te prendre 1h30. Pis qu’après ça tu vas te dire, dans ta tête: « Il est déjà 10 heures, on retournera pas à maison rien que pour une heure !» Pis moi, je pourrai pas te mettre dehors, parce que ça serait impoli, pis où c’est que tu voudrais que je t’envoie ?

Pis c’est là que tu vas me déranger pour savoir si ce serait possible d’avoir juste un pichet de café pis deux tasses pour toi pis ta chum, mais que vous allez vous le servir vous mêmes. Comme si c’était ça qui me dérangeait, verser le café dans la tasse… Pis après, va falloir que je te trouve du Sweet’n Low pour mettre dedans.

Pis là, je t’ai même pas encore parler du scotch tape que t’as oublié pour coller tes câlices de ballounes, pis après lequel je vais devoir courir pendant 15 minutes à travers le restaurant avant que tu te rendes compte, en trouvant ça ben ben drôle, que tu l’avais mis dans l’autre poche de ta sacoche.

Ah ! Que d’aventures ! J’en ai tellement vécu des situations comme ça où tu te sens littéralement envahi par tes clients. On dirait que parce qu’on est juste des serveurs, les gens sont juste incapables de nous considérer comme des êtres humains normaux. Les serveurs n’ont jamais droit à l’erreur. Il n’y a pas beaucoup de domaines, à part la santé, l’éducation et la restauration, où le public est aussi exigeant avec les employés et se permet de juger à qui mieux-mieux le travail de ceux qui leur viennent en aide en leur faisant porter tous les maux du monde.

 

Fin de semaine Dimanche, 22 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 3:19
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Wow ! Le travail m’accapare un peu ces temps-ci. Je vais devoir trouver une nouvelle façon de gérer ma vie. Il faut définitivement que je me lève plus tôt. En ce moment, je dors et je travaille… Mais bon, au moins, j’aime ma job. Je ne suis quand même pas fâché de constater que la fin de semaine (dimanche et lundi, pour moi) est arrivée et que je vais pouvoir relaxer. Je vous promets, pour demain, mon billet sur les bottoms et, en plus, j’ai près de 100 billets non lus qui m’attendent dans mon Google Reader… De quoi occupé mon dimanche après-midi.

 

Tague du bonheur Dimanche, 22 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 3:14
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Une tague sympathique qui vient de chez lui.

  1. Portez vos lunettes soleil préférées, celle qui vous donne l’air le plus intouchable, et déambulez sur la rue en prêtant attention à votre démarche; vous vous sentirez TELLEMENT cool !
  2. Dépensez pour vous acheter quelque chose dont vous n’avez absolument pas besoin même si vous n’avez pas vraiment l’argent pour vous le permettre
  3. Faites un effort pour  vous réveiller de bonne heure, cuisinez-vous un gros déjeuner, même si vous êtes seul, et prenez 3h à faire juste des choses que vous aimez. Ça part tellement bien une journée.
 

La vendetta d’un serveur Vendredi, 20 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 1:22
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Je me lance, je tente un nouveau concept hebdomadaire. Je ne sais pas si ça va fonctionner, je ne sais pas si j’aurai assez de matériel à chaque semaine pour remplir cette chronique, mais on verra bien. Dans le pire des cas, ce sera mensuel. Vous me direz ce que vous en pensez, je veux savoir si ça vous plaît ou pas.

Alors voici, j’ai entrepris de colliger les meilleures requêtes faites par mes clients du restaurant, leurs meilleurs coups ou sinon, les pires conversations que j’ai pu surprendre à mes tables. Ce qui est raturé, c’est ce que j’ai pensé, mais que je n’ai pas dit. Vous allez voir comme on va s’amuser…

  • Une végétarienne à l’air de boeuf, à laquelle on offrait un menu dégustation végétarien entièrement créé pour elle, a presque engueulé le Maître d’hôtel parce qu’on ne pouvait pas lui servir de tomates/bocconcini. Elle ne comprenait juste pas qu’on n’aille pas de bocconcini dans le restaurant. « Allô ! T’es pas chez Vinnie Gambini’s ! »
  • En offrant l’apéro à quatre convives ben grillés et très bien vêtus… pour aller Chez Parée ! (Non, mais sérieusement, une des clientes avait des faux-cils argentés; un peu intense), je me suis fait commander deux daïquiris aux fraises et deux Corona. « Hey ! Vous êtes pu en République là ! Pis Carlos & Pepe’s , c’est sur Peel ! »
  • Toujours dans la thématique cocktail, une cliente m’a commandé une Smirnoff aux raisins ! « Pousse pas ta luck ma grande ! Tu serais déjà ben, ben  chanceuse que j’aie de la Smirnoff au citron ! T’es pas encore rendue au Fuzzy, t’es encore au restaurant.»
  • Un client m’a demandé de monter sur une chaise pour tourner un spot parce qu’il recevait trop de lumière dans le visage Non seulement, une fois que j’ai été debout sur la chaise, il me coachait en me disant vers où réoritenter le spot. « Ah ben criss !  Je pense que je suis capable de placer un spot tout seul ! Pis à part de ça, il y a à peu près 2000 personnes qui ont mangé où tu es assis en ce moment et qui ne se sont pas plaintes ! Ça se pourrait tu que tu sois capricieux Monsieur ?» C’était le début du service, je l’ai sizé vite celui-là; le reste du service n’a pas été différent de ce préambule…
  • Au restaurant, si on dépose un bol dans une assiette, par exemple, pour éviter qu’il ne glisse, on dépose sous le bol un petit carré de liège pressé. Imaginez-vous donc que le même p’tit monsieur, le même qui m’a demandé de tourner le spot, a beurré sont petit carré de liège, comme un biscuit soda, et a essayé de le manger… Est-ce que je suis allé lui dire que ça ne se mangeait pas vous pensez ? Sérieusement, j’avais déjà vu du monde prendre le gros sel pour du riz, quand on en fait un lit pour y servir des huîtres, mais manger un carré de liège, faut le faire !
  • Quand les clients quittent le restaurant, je m’empresse toujours d’aller chercher le manteau aux vestiaires et souvent les madames me disent (et dans le fond je le sais que c’est pour être gentilles): «Vous avez une bonne mémoire ! » À chaque fois, je ne peux m’empêcher de penser: « Ben oui Madame ! On n’a pas de système de classement des manteaux surtout ! Moi, je m’amuse à apprendre par coeur les 100 manteaux des 100 clients de la salle pendant que je vous sers !»
  • Une partie de notre salle à manger est surélevée d’une marche. Je ne sais pas trop comment les clients font leur compte, mais en fin de soirée, quand ils quittent le restaurant où qu’ils ont un peu bu, plusieurs perdent pied. Une femme, très fière dans sa tenue très soignée, très Eurotrash et avec des cheveux beaucoup trop gros,  s’est étendue de tout son long au bas de la marche et a râlé, mais vraiment un râle, là: « Ayoye ! » « Hahahahahaha ! »
 

La restauration/Snobisme exacerbé no 2 Dimanche, 15 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 14:56
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Préambule
Ce texte amplifie et ironise la réalité du monde de la restauration. En aucun cas, vous ne devriez penser que je suis un snob fini et que je raisonne comme ça dans mon quotidien. Je voulais plutôt dépeindre une réalité que je connais bien; un univers auquel j’appartiens depuis plusieurs années peuplé de gens bien sympathiques dans le fond, mais qui, un peu trop souvent, aiment se la jouer huppée.

Quand on travaille dans la restauration et surtout dans la Grande Restauration, on est infiniment cool. On sert des vedettes. On rencontre tous les grands chefs, tous les propriétaires de restaurant. On est chummy-chummy avec les critiques. On se fait inviter à des lancements de vin, à des soirées gastronomiques, à des ouvertures de restaurant, mais surtout, on se fait toujours reconnaître quand on rentre dans un resto. Peu importe où on va, c’est sûr que quelqu’un va nous reconnaître. C’est bien, parce que même si on commande 3 services comme les gens normaux, on finit toujours par en manger 7 et les chefs créent souvent des menus juste pour notre tablée.

Par contre, il y a aussi des règles à respecter. Tout d’abord, il faut rendre la pareille quand on a des visiteurs dans notre propre restaurant et s’assurer que tout le monde ressorte satisfait. Il faut aussi soigner son langage: dire pastèque pour melon d’eau; des cébettes pour signifier des oignons verts – ce qui serait quand même tolérable – mais ne vous avisez surtout pas de dire échalotes; yaourt pour yogourt; glace pour crème glacée; cabillaud pour morue parce que, évidemment, morue c’est l’appellation qu’on réserve au cabillaud quand il a été salé; etc. Pour vous donner un exemple de ce snobisme linguistique, au nouveau restaurant où je travaille, on a proscrit le mot sauce. Dans aucun cas, ce mot ingrat ne devrait être utilisé pour évoquer ce corps gras. On parle donc de crème, de réduction, de jus, de glace de viande, de coulis, mais jamais de sauce; c’est beaucoup trop vulgaire.

Aussi, quand on est serveur, il n’est pas cool d’être tiré à quatre épingles pour aller manger dans un autre restaurant, même si ce dernier est réputé chic. Il est important de bien signifier aux gens que manger à des grandes tables fait partie de notre quotidien. Si être à la mode est une nécessité, avoir l’air décontracté l’est tout autant. On est aussi obligé de réserver à 20h30, ou plus tard, mais jamais plus tôt, pour montrer que notre vie est vraiment remplie et, surtout, très glam. Pour préserver notre réputation – et conserver nos privilèges – on ne peut pas être accompagné de n’importe qui. Aussi gentils soient-ils, il faut s’assurer que nos invités sachent sortir si on ne veut pas avoir honte. En restauration, la gentillesse ça n’attire pas grand chose: l’argent par contre, le look, le name dropping – de personnes comme de cépages – et l’attitude attirent la sympathie des autres serveurs.

Finalement, il faut consommer. Même si on n’a pas envie de boire, il faut commander une bouteille et j’insiste sur le fait que quand on est un tant soit peu connu, on ne peut jamais opter pour la moins cher, parce que le lendemain, tu vas être identifié dans le monde de la restauration comme celui ou celle qui commande des bouteilles cheaps. Et même si on se contenterait bien de l’eau du robinet, ça paraît toujours mieux d’avoir une bouteille d’eau sur sa table, idéalement une eau qui vient d’une petite source. Oubliez les Evian et les San Pellegrino, pensez plutôt à quelque chose comme de la St-Géron ou de la Voss.

Alors au final, même si on se fait gâter à bien des égards, on termine toujours la soirée avec une facture joliment élevé en se disant: «130$ par personne ! C’est pas cher pour tout ce qu’on a eu ! ». On donne des bises, on fait des sourires, on dit au serveur qu’on les aime et de passer nous voir, on donne la main au maître d’hôtel et au proprio et on s’en va à la maison préparer notre Kraft Dinner pour le lunch du lendemain – parce qu’en réalité, on n’est pas plus riche que personne… mais on est TELLEMENT cool.

 

Miscellaneous Jeudi, 12 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 12:42
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Mi-session oblige, je vous ai délaissé depuis quelques jours. Faits divers de ma vie durant ces quatre jours passés en partie devant mon ordinateur.

ligne-2

J’ai croisé mon ex. Il était avec sa nouvelle fréquentation. C’est moi qui l’avait laissé et je ne suis plus amoureux ou quoique ce soit, mais ça m’a quand même fait drôle; j’ai même ressenti un peu de jalousie. On dirait que je suis plus jaloux après l’amour que pendant…

orange

J’ai dormi chez mon ami. On s’est couché vers 4h du matin et à 8h, mon téléphone sonnait. C’était la secrétaire de l’école secondaire où je travaille qui voulait savoir si je pouvais faire de la suppléance. J’ai regardé mon linge éparpillé sur le plancher de la chambre de mon ami et j’ai dit: « Ok. Mais je vais faire dur. »

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J’ai fait de la suppléance. Un jeune de 16 ans m’a dit que je raisonnais comme un vieux de 90 ans parce que je ne voulais pas le laisser jouer au bonhomme pendu au lieu de travailler. Je lui ai dit de se mettre le nez dans ses livres pis d’arrêter de raisonner comme un enfant de 4 ans. Ça a marché.

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J’ai fait mes impôts. Mon retour d’impôts a déjà été déposé, j’ai un nouveau travail et j’ai fait 3 jours de suppléance cette semaine. Quand je repense aux mois durant lesquels j’ai manqué d’argent, ça me fâche un peu de voir que tout cet argent là arrive en même temps alors qu’il aurait pu être réparti sur une plus longue période.

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Je lis Le meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie, parce que, premièrement, il paraît que c’est un de ses meilleurs et, deuxièmement, il paraît que, de toute l’histoire du polar, c’est un des romans policiers qui déjoue le mieux les horizons d’attente du lecteur. J’ai hâte de voir si je vais être surpris.

violet

Je n’irai pas au BlogOff. Malheureusement, je ne serai pas de la partie samedi soir. Travail oblige.

 

BPLF 2009 Dimanche, 8 mars 2009

Classé dans : Vécu — Alex @ 22:39
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Wow !

Je pense qu’on peut dire que notre cybermanifestation est réussie. Plus d’une vingtaine de blogueurs se sont mobilisés aujourd’hui pour célébrer la Journée internationale de la femme. C’est vraiment le fun de vous lire. Je n’ai pas encore eu le temps de tout lire, mais je le ferai dans les prochains jours.

De mon côté, désolé pour l’heure tardive à laquelle j’ai publié mon billet, mais j’ai été accaparé par mon nouveau travail, qui soi dit en passant j’adore, au cours des quatre derniers jours. Aujourd’hui, vous pourrez le constater par vous-mêmes, j’ai connu d’énormes difficultés avec mon placement d’images dans le code HTML. Après 2h, de gossage, j’ai abandonné l’idée. Toutefois, si ça vous intéresse, vous pourrez aller voir par vous mêmes, j’avais prévu vous parler de Louise Bourgeois, de Orlan, d’Annie Leibovitz et de Pipilotti Rist.

Merci à tous pour votre participation et encore une fois: Wow !

Voici la listes des participants de Bloguer pour les femmes 2009

L’achigan
Accompagnateur mystère
Bast
La bête
Celui qui blogue
The Citizen
Le dandy de ruelles
Dark
Nathaly Dufour
Anne-Marie Dupras
Figchens
Galadriel
Gina Desjardins
Jonathan
HelL
Mademoiselle Bis
Miss Klektik
Melodie Nelson
Nicole
Nitram28
Renart
Stéphane de L’Aut’Blog
Stéphane de Plusieurs excuses