Ma vie sexuelle comme un jeu de serpents & échelles

Aventures sur un jeu de parchésie

Drunk Éphéméride samedi, 19 septembre 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 23:53

J. Pédagogue-à-gogo: J’aime beaucoup mieux le Miss Villeray quand il n’y a pas Les gens à l’intérieur.

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Skater ? Hipster ? Skater ! vendredi, 24 juillet 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 2:09

Je ne suis pas un bon ami: je vous ai laissé tomber pour un (lire des) homme. Depuis l’arrivée des beaux jours, j’ai délaissé les quatre murs de mon appartement et j’ai pris bien peu de temps pour m’asseoir devant mon ordinateur et pour écrire. Les journées de travail, puis les soirées à faire la fête se sont succédé. Le plaisir a été au rendez-vous, un peu plus que l’amour, malgré le fait que ces quelques semaines, puis ces quelques mois,  ont quand même été assez occupées, un peu plus qu’à l’habitude du moins, sur le plan relationnel.

J’avais initialement décidé de ne pas partager ces histoires sur mon blogue, mais maintenant que tout est fini – le rut de printemps n’aura pas été fructueux pour moi cette année  – je ne vois plus trop quel mal il y aurait à vous les raconter.

Les Celsius avaient à peine atteint la barre des 20 degrés que ma vie amoureuse s’animait déjà. Un mardi soir, un de mes lecteurs préférés , pour ne pas dire mon lecteur préféré, m’emmène danser au Salon Daomé. Je suis dans le bar depuis à peine une heure lorsqu’en trébuchant sur le pied d’un fauteuil mal placé, j’en viens presque à m’étaler de tout mon long sur le sol. Le gars du vestiaire, skater à fond la caisse, que je n’avais pas manqué de remarquer à mon arrivée vient à ma rescousse et en profite pour engager la conversation; je suis sous le charme. Vous le savez déjà, le peu de moyen de défense dont je dispose devient absolumment inefficace à l’approche d’un skater. Ma relation avec lui serait de bien courte durée, – 3 semaines tout au plus –  juste assez longue pour me faire prendre conscience qu’il y a des gens plus compliqués que moi.

Puis, un vendredi soir, toujours avec le même lecteur, je m’aventure dans le Mile-End, le temps d’un Faggity Ass Friday. Je me rends au bar, délaissant mon ami un instant, pour nous commander des bières. Un garçon, hipster au possible, déjà bien avancé dans sa consommation d’alcool, m’aborde et commence à user de ses charmes sur moi. Il n’est pas mon genre du tout et j’ai l’impression qu’il ment comme il respire, mais je me laisse tout de même embarquer. Notre idylle devrait bien peu durer, mais  je dois avouer qu’à un certain point, je me suis presque senti en couple. Avant même que je n’eus le temps de faire une gaffe; trois semaines, tout au plus, après notre rencontre, j’étais largué. Bah ! Pas une grande perte compte tenu que tous mes amis le détestaient presque autant que j’abhorrais les siens.

Note to self: Il faudrait bien que tu l’appelles pour récupérer le truc que tu as oublié chez-lui…

En y repensant bien, ma relation de courte durée avec un hipster n’a pas été un grand succès; mes skaters sont peut-être toujours cons, mais au moins, ils sont fins…

 

Éphéméride conspirationnel samedi, 9 mai 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 15:43

Une dame en me commandant une bouteille d’eau au resto.

La dame
Est-ce qu’il y a du chlore dans votre eau en bouteille ?

Moi
Non, c’est une eau de source Madame.

La dame
Vous êtes certains ? Parce que vous savez qu’ils mettent du chlore dans l’eau des américains ?

Moi
Ah oui ? Vous croyez ?

Son mari
Pour moi, les scandinaves qui embouteillent la Voss ils mettent du chlore dans les bouteilles qu’ils envoient aux États.

Moi
Je ne pense pas. J’aime bien la Voss, je n’ai jamais remarqué.

La dame
Moi, je passe l’hiver aux États et je me fais des bains de nez. [ TMI ? ] J’ai tout essayé leurs eaux, je pensais que la tête allait m’exploser. Le monde haït tellement les américains. Moi, je le sais. Moi, je pense qu’ils mettent pas juste du chlore dans leur eau. Moi, je dis qu’ils mettent de l’arsenic !

Moi
Euh…

Son mari
Ah oui, oui. Pas moyen de trouver d’eau sans arsenic aux États !

 

Parlez-moi d’amour vendredi, 8 mai 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 2:19

Parce que, ces derniers temps, on m’a reproché d’avoir une fixation sur mon célibat. Parce qu’on aura dit que je suis devenu amer et que je suis jaloux du monde en couple. Parce que Brume que j’aime de tout mon coeur me l’a demandé. Voici un billet sur l’amour. Je trouve amusant que l’on me reproche de ne pas parler d’amour  assez fréquemment; moi qui croyais être la Céline Dion des blogueurs avec mes 100 histoires d’amour pour 130 billets…

Malgré tout, je n’y connais pas grand chose. Je peux certainement parler de ma façon de vivre l’amour, mais je peux difficilement expliquer la construction sociale du sentiment humain le plus prisé. C’est une constatation que je me fais souvent, et en lisant un billet de Pierre-Yves récemment, je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul à vivre mes amours comme un adolescent. Ce n’est pas parce que je suis immature ou que j’aime aveuglément, seulement quand je m’éprends de quelqu’un, c’est tout à fait impulsif.

Pour dire vrai, dans les dernières années, j’ai eu très peu de flammes, mais quand j’ai un kick sur quelqu’un, je vis dans l’instantanéité. Je suis nul pour attendre. J’ai toujours envie de défricher plus rapidement, comme un archéologue qui travaillerait nuit et jour pour dénicher le sarcophage promis. Je suis impatient.

Aussi, comme je suis rarement amoureux, voire jamais, le sentiment est d’autant plus fort. Je m’explique. Je crois que d’une certaine manière, le sentiment amoureux est aussi constitué comme un jeu de serpents & échelles. En amour, on peut rechercher la perfection ou se contenter de moins; tout dépend de notre indépendance, de notre tolérance au célibat.C’est à dire que comme sur la célèbre planche de jeu, il existe plusieurs niveaux d’amour et de bonheur, comme il existe plusieurs degrés de douleurs amoureuses. Desfois, on ne ressent qu’un petit soubresaut, comme en glissant sur le dos d’un serpent qui nous ramène 3 cases à l’arrière. Desfois c’est la chute libre qui nous fait regretter d’avoir jamais aimé.

Si vous me lisez depuis un moment, vous aurez compris que je suis peut-être, ne serait-ce qu’un peu, trop exigeant, que j’ai des standards assez élevés. Je dis ça,  mais en même temps non. Et durant un moment, je me dis que je ne pourrai jamais passer ma vie avec untel, et l’instant d’après, je me dis que seul l’instant présente ne compte vraiment.

À trop vouloir profiter de l’instant présent, on finit par briser des coeurs, non ? Disons que je ne me sens pas trop champion quand je m’engage dans une relation en me disant :« Je sais pas trop, là… Je profite de l’instant présent… » et qu’au bout de 6 mois avec le gars, je me rends compte que ça en fait déjà 3 que l’instant présent ne goûte plus rien. Et là, on doit faire face à ce que Carrie nomme si justement dans Sex and The City « The uncomfortable break-up situation ». Et là on peut faire semblant que ça nous fait de la peine à nous aussi et qu’on va être triste le lendemain… Yeah right…

Je dis tout ça, mais dans le fond, je déblatère. J’ai quand même souffert un peu. Moi, quand je rencontre quelqu’un qui m’intéresse vraiment – pour vrai, là –  je suis du genre à monter une échelle, puis tout de suite après, une ou deux cases plus tard, je glisse sur un serpent.. Ça, c’est quand je ne me mets pas à tourner en rond… Blague à part, j’aurais aimé être mieux en mesure de parler d’amour ce soir, surtout pour toi Brume, mais tout commence à être confus. Je vais mettre de l’ordre dans mes amours…

 

Tague BO mercredi, 6 mai 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 15:29

Je me suis fait tagué par Bast. Comme je n’avais pas publié depuis un moment, et je m’en excuse, je me suis dit que ce serait une bonne façon de me remettre dans le bain. J’ai plein de choses à vous raconter, il me faudra seulement trouver le temps et les mots pour le dire… Je ne suis pas mort !

Instructions :

1) Ouvre ton programme de musique (iTunes, Winamp, WMP, etc)
2) Mets-le en mode ALÉATOIRE.
3) Appuie sur JOUER.
4) Pour chaque situation énoncée ci-dessous, entre le titre et l’artiste de la chanson qui joue.
5) À chaque fois que tu passes à une autre situation, tu dois appuyer 2 FOIS sur l’option SUIVANT.
6) Ne triche pas pour bien paraître… Sois honnête, c’est plus drôle !
7) «Tag» les gens dont tu aimerais voir les réponses !
8) Faites une Liste et écoutez-la en boucle

Générique d’ouverture : Beauty Mark de Rufus Wainwright

Ton réveil le matin : Home de Myriam Alter

Ton premier jour d’école : Immature de Björk

Ton premier coup de foudre : Southern California Wants to Be Western New York de Dar Williams

Ta perte de virginité : Kaguya Hime de Juno Reactor

Ta première bataille : Parigi in Agosto de Charles Aznavour Feat. Laura Pausini

Ta première rupture : Mistral gagnant de Renaud

Ton bal de graduation : Petite musique terrienne tirée de la version intégrale de Starmania – Mogador 94

Ta croissance – De la maternelle à l’université : New Song de Nomo

Une crise de nerfs qui te fait perdre contrôle : Jane Doe de Alicia Keys

Ton premier roadtrip avec tes amis : Sunday de k.d. Lang

Un flashback qui te revient : Party de Nelly Furtado

Tu décides de reprendre avec ton ex : Wonderful Combat de Jay-Jay Johanson

Ton mariage : Back to What You Know de Ne-Yo

La naissance de ton premier enfant : Émissions télé de François Pérusse

Tu découvres qu’on t’a trompé(e) : Carino de J.Lo

Fête d’anniversaire : Au nom des cieux galvanisés de Pierre Lapointe

La mort de quelqu’un qui t’es cher : Petrified Forest Road de Ane Brun

La chanson de ton enterrement : Tuff Luff de The Unicorns

Ta première rencontre avec ton/ta meilleur/e ami/e : Une femme comme une autre de Patricia Kaass

Ton premier party : Hey, Man ! de Nelly Furtado

Ton anniversaire de 18 ans : Triptico de Gotan Project

Ta première sortie en amoureux : Give Me Every Little Thing de The Juan McLean tiré de DFA Compilation Volume 2

Ton premier concert : Smells Like Teen Spirit live par Tori Amos

Ta première journée au secondaire : She’s Madonna de Robbie Williams

Ton premier baiser : Guilty by Association de Madonna

Scène sensuelle : Joga [Alec Empire Remix] de Björk

Générique de Fin : Kilometer de Sébastien Tellier

 

Chroniques queer no 5 samedi, 25 avril 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 16:15

Desfois j’y repense aujourd’hui et je me sens vraiment coupable. À la fin de mon secondaire, j’étais célibataire. J’avais déjà eu des expériences sexuelles, mais seulement avec ce garçon. Notre relation s’était terminé sans fracas, tout bonnement, avec la fin de l’été, parce que lui avait quitté pour le CÉGEP et moi, j’étais resté derrière. Il fut mon seul amour d’adolescence.

L’été suivant, j’étais toujours au beau fixe. Je n’étais toujours pas out, je n’avais ni chum, ni blonde, juste beaucoup de photos de Leonardo DiCaprio et de Claire Danes collés dans mon agenda dans l’espoir que les gens croient que j’avais le béguin pour elle et non pour lui.  Comme si les gars hétréros trippaient sur Claire Danes…

J’acceptais mon homosexualité personnellement, mais je la niais socialement. Durant cet été-là, j’ai fait la connaissance d’une fille; une très belle fille. Gracieuse mais racée, c’était une danseuse professionnelle. Physiquement parlant, elle arrivait à s’exprimer avec la souplesse et les atouts que, d’une certaine manière, j’aurais aimé posséder. Nous sommes devenus de très bons amis et, de fil en aiguille, au lit. Un vrai summer love, comme dans Grease, je vous le dis.

Ce qui était le plus cocasse, voire triste, dans toute cette histoire, c’est que tout le monde faisait des allusions à mon éventuelle homosexualité, et elle, virulente, prenait ma défense avec conviction. Je crois que le plus choqué d’entre tous par la situation était mon ami d’enfance qui la trouvait très séduisante et qui ne comprenait absolumment pas comment j’avais pu la charmer.

Durant tout l’été de mes 17 ans, c’est-à-dire durant près de 3 mois, j’ai fréquenté une fille. Allez savoir pourquoi. La réponse à cette question semble à la fois obscure et évidente. Souvent, quand on me demande de m’expliquer, je réponds souvent que je voulais explorer la normalité. Dans les faits, même avec le recul, je n’arrive pas à comprendre ce que je tentais de prouver et surtout, qui j’essayais de duper. Mes amis ? Mes parents ? Moi-même ? Peu importe, quand on pense que quelques semaines plus tard j’entrais au CÉGEP et que j’allais devenir, le temps d’une année, plus gay que nature…

 

Éphéméride sacrificielle mercredi, 22 avril 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 4:48

Moi
J’y suis jamais allé. C’est tu le fun ces soirées-là ? Le monde cruise tu ou ces des snobs finis ?

Gars cute
Non, c’est vraiment cool. Le monde cruise vraiment beaucoup ! Hey ! J’ai même frenché des laids

Moi
Ok ! Celle-là je la blogue tellement !

 

 
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