Ma vie sexuelle comme un jeu de serpents & échelles

Aventures sur un jeu de parchésie

Paradoxe promotionnel -Apologie du bloqueur de publicités Adguard mercredi, 1 mai 2019

Filed under: Vécu — Alex @ 16:41

AdGuard_Logo
Je souhaitais vous inviter à considérer l’utilisation du bloqueur de publicité AdGuard. Ce billet dans lequel je vous parlerai de publicité est donc, d’une certaine manière, un paradoxe en soi, mais puisque j’utilise personnellement AdGuard depuis longtemps et que je considère que AdGuard contribue à faire du Web un espace dans lequel notre nécessaire cohabitation avec la publicité est plus respectueuse, j’ai décidé de promouvoir leur initiative. De plus, il vous est possible de d’utiliser AdGuard tant sur MacOs, iOS, Windows ou Android. En effet, il s’agit d’une approche intégrée et peut fonctionner de manière fluide  entre vos ordinateur personnels et vos appareils mobiles. Donc, si vous êtes à la recherche d’un bloqueur de publicité efficace et bien adapté au Web d’aujourd’hui, allez jeter un coup d’œil du côté de AdGuard ou ou vous serez en mesure d’utiliser la version de base gratuite sur certaine plateforme et, si vous le désirez, d’acheter une licence pour la version Premium pour laquelle il vous sera aussi possible de bénéficier d’une période d’essai gratuite.

La navigation sur le Web, inutile de le rappeler, fait partie intégrante de nos vies. Cet espace social qui facilite nos échanges privés en plus de nous fournir une panoplie d’outils pour dynamiser nos efforts collaboratifs, représente un puissant moteur pour les échanges commerciaux à une époque où les entreprises sont engagées dans une compétition des plus féroces afin de capturer votre attention et ultimement votre temps. AdGuard permet donc un blocage efficace d’un maximum de publicités qui risquerait de nuire à vos activités.

Certainement, d’importante ressources sont nécessaires pour maintenir en vie cet écosystème et permettre aux différents acteurs de développer des plateformes et des contenus de qualité. La publicité, qui occupe chacune des sphères de notre vie, j’oserais dire, de manière agressive, est bien entendu une source de revenue importante pour permettre l’essor du Web. Dans cet optique, AdGuard vous permet donc de filtrer aisément les annonceurs que vous voulez bloquer et surtout sur quel site vous désirez les bloquer. De cette manière, grâce à AdGuard qui devient comme un service à la carte, vous pourrez choisir d’encourager certaines pratiques que vous jugez les meilleures en plus de ne pas priver de ressources publicitaires les sites que vous préférez, surtout lorsqu’il s’agit de plus petits acteurs disposant de ressources limitées.

De plus, si certaines compagnies agissent de manière consciencieuse en proposant des campagnes publicitaires bien ciblées et le font d’une manière qui n’entravent pas vos libertés ou tout simplement vos activités, d’autres compagnies agissent de manière beaucoup plus délinquante. Ils font usage de stratagèmes multiples en exploitant à leur avantage les limites de notre cadre légal ou aussi très souvent, ont recours à des pratiques carrément illégales.

D’autres annonceurs, sans le faire de manière illégale, se comportent de manière tout aussi sauvage, en utilisant des modes de transmission intempestifs qui entravent vos activités et s’accapare votre précieux temps en plus de s’arroger vos informations personnelles pour par la suite les réutiliser de multiples façons ou carrément générer des profits en les vendant à divers acteurs.

Inutile de spécifier que ces pratiques abusives peuvent à long terme avoir un effet délétère sur votre vie et sur nos vies à tous, voire sur nos libertés individuelles. AdGuard propose donc aussi de nombreuses solutions qui vous aide à préserver votre autonomie, à faire en sorte que les informations concernant votre navigation sur le Web ne soit pas divulguées ou détournées pour être réutilisées, soit en vous ciblant pour permettre à des entreprises de générer des profits, soit pour être carrément utilisées à votre détriment de quelques manières que ce soit et finalement, à protéger vos droits en ce qui concerne la protection de la sphère de la vie privé.

En terminant, AdGuard est une petite organisation qui est rendue plus forte par les divers collaborateurs qui s’impliquent auprès d’elle de toutes sortes de manières. N’hésitez donc surtout pas offrir de mettre vos talents à leur service et à vous impliquer auprès d’eux. AdGuard ne manque pas de reconnaître toute contribution ou effort qui leur sont offerts et, n’étant pas avares, savent récompenser généreusement en offrant divers privilèges intéressants les gens qui s’impliquent afin de permettre l’atteinte de leurs objectifs, de bonifier leur offre de standards de qualité et ultimement de contribuer à faire d’AdGuard une organisation toujours plus solide œuvrant pour le bien-être du plus grand nombre.

Ce billet n’offre qu’un portrait d’ensemble de AdGuard et ne représente pas une liste exhaustive de toutes les fonctionnalités incluses. AdGuard fournit un évantail de solutions en constante expansion et le fait de manière transparente en rendant leur code source disponible sur GitHub. Les plus expérimentés ont donc la possibilité de développer leurs filtres personnalisés et dans une certaine mesure, de moduler certaines fonctionnalités ou de proposer des pistes de développement pour le futur de l’application. Pour plus d’informations, télécharger les apps et extensions pour navigateurs, acheter des licences pour vos appareils ou contribuer au développement d’AdGuard, visitez leur site en cliquant sur le logo. Adguard 108

 

Drunk Éphéméride samedi, 19 septembre 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 23:53

J. Pédagogue-à-gogo: J’aime beaucoup mieux le Miss Villeray quand il n’y a pas Les gens à l’intérieur.

 

Skater ? Hipster ? Skater ! vendredi, 24 juillet 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 2:09

Je ne suis pas un bon ami: je vous ai laissé tomber pour un (lire des) homme. Depuis l’arrivée des beaux jours, j’ai délaissé les quatre murs de mon appartement et j’ai pris bien peu de temps pour m’asseoir devant mon ordinateur et pour écrire. Les journées de travail, puis les soirées à faire la fête se sont succédé. Le plaisir a été au rendez-vous, un peu plus que l’amour, malgré le fait que ces quelques semaines, puis ces quelques mois,  ont quand même été assez occupées, un peu plus qu’à l’habitude du moins, sur le plan relationnel.

J’avais initialement décidé de ne pas partager ces histoires sur mon blogue, mais maintenant que tout est fini – le rut de printemps n’aura pas été fructueux pour moi cette année  – je ne vois plus trop quel mal il y aurait à vous les raconter.

Les Celsius avaient à peine atteint la barre des 20 degrés que ma vie amoureuse s’animait déjà. Un mardi soir, un de mes lecteurs préférés , pour ne pas dire mon lecteur préféré, m’emmène danser au Salon Daomé. Je suis dans le bar depuis à peine une heure lorsqu’en trébuchant sur le pied d’un fauteuil mal placé, j’en viens presque à m’étaler de tout mon long sur le sol. Le gars du vestiaire, skater à fond la caisse, que je n’avais pas manqué de remarquer à mon arrivée vient à ma rescousse et en profite pour engager la conversation; je suis sous le charme. Vous le savez déjà, le peu de moyen de défense dont je dispose devient absolumment inefficace à l’approche d’un skater. Ma relation avec lui serait de bien courte durée, – 3 semaines tout au plus –  juste assez longue pour me faire prendre conscience qu’il y a des gens plus compliqués que moi.

Puis, un vendredi soir, toujours avec le même lecteur, je m’aventure dans le Mile-End, le temps d’un Faggity Ass Friday. Je me rends au bar, délaissant mon ami un instant, pour nous commander des bières. Un garçon, hipster au possible, déjà bien avancé dans sa consommation d’alcool, m’aborde et commence à user de ses charmes sur moi. Il n’est pas mon genre du tout et j’ai l’impression qu’il ment comme il respire, mais je me laisse tout de même embarquer. Notre idylle devrait bien peu durer, mais  je dois avouer qu’à un certain point, je me suis presque senti en couple. Avant même que je n’eus le temps de faire une gaffe; trois semaines, tout au plus, après notre rencontre, j’étais largué. Bah ! Pas une grande perte compte tenu que tous mes amis le détestaient presque autant que j’abhorrais les siens.

Note to self: Il faudrait bien que tu l’appelles pour récupérer le truc que tu as oublié chez-lui…

En y repensant bien, ma relation de courte durée avec un hipster n’a pas été un grand succès; mes skaters sont peut-être toujours cons, mais au moins, ils sont fins…

 

Éphéméride conspirationnel samedi, 9 mai 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 15:43

Une dame en me commandant une bouteille d’eau au resto.

La dame
Est-ce qu’il y a du chlore dans votre eau en bouteille ?

Moi
Non, c’est une eau de source Madame.

La dame
Vous êtes certains ? Parce que vous savez qu’ils mettent du chlore dans l’eau des américains ?

Moi
Ah oui ? Vous croyez ?

Son mari
Pour moi, les scandinaves qui embouteillent la Voss ils mettent du chlore dans les bouteilles qu’ils envoient aux États.

Moi
Je ne pense pas. J’aime bien la Voss, je n’ai jamais remarqué.

La dame
Moi, je passe l’hiver aux États et je me fais des bains de nez. [ TMI ? ] J’ai tout essayé leurs eaux, je pensais que la tête allait m’exploser. Le monde haït tellement les américains. Moi, je le sais. Moi, je pense qu’ils mettent pas juste du chlore dans leur eau. Moi, je dis qu’ils mettent de l’arsenic !

Moi
Euh…

Son mari
Ah oui, oui. Pas moyen de trouver d’eau sans arsenic aux États !

 

Parlez-moi d’amour vendredi, 8 mai 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 2:19

Parce que, ces derniers temps, on m’a reproché d’avoir une fixation sur mon célibat. Parce qu’on aura dit que je suis devenu amer et que je suis jaloux du monde en couple. Parce que Brume que j’aime de tout mon coeur me l’a demandé. Voici un billet sur l’amour. Je trouve amusant que l’on me reproche de ne pas parler d’amour  assez fréquemment; moi qui croyais être la Céline Dion des blogueurs avec mes 100 histoires d’amour pour 130 billets…

Malgré tout, je n’y connais pas grand chose. Je peux certainement parler de ma façon de vivre l’amour, mais je peux difficilement expliquer la construction sociale du sentiment humain le plus prisé. C’est une constatation que je me fais souvent, et en lisant un billet de Pierre-Yves récemment, je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul à vivre mes amours comme un adolescent. Ce n’est pas parce que je suis immature ou que j’aime aveuglément, seulement quand je m’éprends de quelqu’un, c’est tout à fait impulsif.

Pour dire vrai, dans les dernières années, j’ai eu très peu de flammes, mais quand j’ai un kick sur quelqu’un, je vis dans l’instantanéité. Je suis nul pour attendre. J’ai toujours envie de défricher plus rapidement, comme un archéologue qui travaillerait nuit et jour pour dénicher le sarcophage promis. Je suis impatient.

Aussi, comme je suis rarement amoureux, voire jamais, le sentiment est d’autant plus fort. Je m’explique. Je crois que d’une certaine manière, le sentiment amoureux est aussi constitué comme un jeu de serpents & échelles. En amour, on peut rechercher la perfection ou se contenter de moins; tout dépend de notre indépendance, de notre tolérance au célibat.C’est à dire que comme sur la célèbre planche de jeu, il existe plusieurs niveaux d’amour et de bonheur, comme il existe plusieurs degrés de douleurs amoureuses. Desfois, on ne ressent qu’un petit soubresaut, comme en glissant sur le dos d’un serpent qui nous ramène 3 cases à l’arrière. Desfois c’est la chute libre qui nous fait regretter d’avoir jamais aimé.

Si vous me lisez depuis un moment, vous aurez compris que je suis peut-être, ne serait-ce qu’un peu, trop exigeant, que j’ai des standards assez élevés. Je dis ça,  mais en même temps non. Et durant un moment, je me dis que je ne pourrai jamais passer ma vie avec untel, et l’instant d’après, je me dis que seul l’instant présente ne compte vraiment.

À trop vouloir profiter de l’instant présent, on finit par briser des coeurs, non ? Disons que je ne me sens pas trop champion quand je m’engage dans une relation en me disant :« Je sais pas trop, là… Je profite de l’instant présent… » et qu’au bout de 6 mois avec le gars, je me rends compte que ça en fait déjà 3 que l’instant présent ne goûte plus rien. Et là, on doit faire face à ce que Carrie nomme si justement dans Sex and The City « The uncomfortable break-up situation ». Et là on peut faire semblant que ça nous fait de la peine à nous aussi et qu’on va être triste le lendemain… Yeah right…

Je dis tout ça, mais dans le fond, je déblatère. J’ai quand même souffert un peu. Moi, quand je rencontre quelqu’un qui m’intéresse vraiment – pour vrai, là –  je suis du genre à monter une échelle, puis tout de suite après, une ou deux cases plus tard, je glisse sur un serpent.. Ça, c’est quand je ne me mets pas à tourner en rond… Blague à part, j’aurais aimé être mieux en mesure de parler d’amour ce soir, surtout pour toi Brume, mais tout commence à être confus. Je vais mettre de l’ordre dans mes amours…

 

Tague BO mercredi, 6 mai 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 15:29

Je me suis fait tagué par Bast. Comme je n’avais pas publié depuis un moment, et je m’en excuse, je me suis dit que ce serait une bonne façon de me remettre dans le bain. J’ai plein de choses à vous raconter, il me faudra seulement trouver le temps et les mots pour le dire… Je ne suis pas mort !

Instructions :

1) Ouvre ton programme de musique (iTunes, Winamp, WMP, etc)
2) Mets-le en mode ALÉATOIRE.
3) Appuie sur JOUER.
4) Pour chaque situation énoncée ci-dessous, entre le titre et l’artiste de la chanson qui joue.
5) À chaque fois que tu passes à une autre situation, tu dois appuyer 2 FOIS sur l’option SUIVANT.
6) Ne triche pas pour bien paraître… Sois honnête, c’est plus drôle !
7) «Tag» les gens dont tu aimerais voir les réponses !
8) Faites une Liste et écoutez-la en boucle

Générique d’ouverture : Beauty Mark de Rufus Wainwright

Ton réveil le matin : Home de Myriam Alter

Ton premier jour d’école : Immature de Björk

Ton premier coup de foudre : Southern California Wants to Be Western New York de Dar Williams

Ta perte de virginité : Kaguya Hime de Juno Reactor

Ta première bataille : Parigi in Agosto de Charles Aznavour Feat. Laura Pausini

Ta première rupture : Mistral gagnant de Renaud

Ton bal de graduation : Petite musique terrienne tirée de la version intégrale de Starmania – Mogador 94

Ta croissance – De la maternelle à l’université : New Song de Nomo

Une crise de nerfs qui te fait perdre contrôle : Jane Doe de Alicia Keys

Ton premier roadtrip avec tes amis : Sunday de k.d. Lang

Un flashback qui te revient : Party de Nelly Furtado

Tu décides de reprendre avec ton ex : Wonderful Combat de Jay-Jay Johanson

Ton mariage : Back to What You Know de Ne-Yo

La naissance de ton premier enfant : Émissions télé de François Pérusse

Tu découvres qu’on t’a trompé(e) : Carino de J.Lo

Fête d’anniversaire : Au nom des cieux galvanisés de Pierre Lapointe

La mort de quelqu’un qui t’es cher : Petrified Forest Road de Ane Brun

La chanson de ton enterrement : Tuff Luff de The Unicorns

Ta première rencontre avec ton/ta meilleur/e ami/e : Une femme comme une autre de Patricia Kaass

Ton premier party : Hey, Man ! de Nelly Furtado

Ton anniversaire de 18 ans : Triptico de Gotan Project

Ta première sortie en amoureux : Give Me Every Little Thing de The Juan McLean tiré de DFA Compilation Volume 2

Ton premier concert : Smells Like Teen Spirit live par Tori Amos

Ta première journée au secondaire : She’s Madonna de Robbie Williams

Ton premier baiser : Guilty by Association de Madonna

Scène sensuelle : Joga [Alec Empire Remix] de Björk

Générique de Fin : Kilometer de Sébastien Tellier

 

Chroniques queer no 5 samedi, 25 avril 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 16:15

Desfois j’y repense aujourd’hui et je me sens vraiment coupable. À la fin de mon secondaire, j’étais célibataire. J’avais déjà eu des expériences sexuelles, mais seulement avec ce garçon. Notre relation s’était terminé sans fracas, tout bonnement, avec la fin de l’été, parce que lui avait quitté pour le CÉGEP et moi, j’étais resté derrière. Il fut mon seul amour d’adolescence.

L’été suivant, j’étais toujours au beau fixe. Je n’étais toujours pas out, je n’avais ni chum, ni blonde, juste beaucoup de photos de Leonardo DiCaprio et de Claire Danes collés dans mon agenda dans l’espoir que les gens croient que j’avais le béguin pour elle et non pour lui.  Comme si les gars hétréros trippaient sur Claire Danes…

J’acceptais mon homosexualité personnellement, mais je la niais socialement. Durant cet été-là, j’ai fait la connaissance d’une fille; une très belle fille. Gracieuse mais racée, c’était une danseuse professionnelle. Physiquement parlant, elle arrivait à s’exprimer avec la souplesse et les atouts que, d’une certaine manière, j’aurais aimé posséder. Nous sommes devenus de très bons amis et, de fil en aiguille, au lit. Un vrai summer love, comme dans Grease, je vous le dis.

Ce qui était le plus cocasse, voire triste, dans toute cette histoire, c’est que tout le monde faisait des allusions à mon éventuelle homosexualité, et elle, virulente, prenait ma défense avec conviction. Je crois que le plus choqué d’entre tous par la situation était mon ami d’enfance qui la trouvait très séduisante et qui ne comprenait absolumment pas comment j’avais pu la charmer.

Durant tout l’été de mes 17 ans, c’est-à-dire durant près de 3 mois, j’ai fréquenté une fille. Allez savoir pourquoi. La réponse à cette question semble à la fois obscure et évidente. Souvent, quand on me demande de m’expliquer, je réponds souvent que je voulais explorer la normalité. Dans les faits, même avec le recul, je n’arrive pas à comprendre ce que je tentais de prouver et surtout, qui j’essayais de duper. Mes amis ? Mes parents ? Moi-même ? Peu importe, quand on pense que quelques semaines plus tard j’entrais au CÉGEP et que j’allais devenir, le temps d’une année, plus gay que nature…

 

Éphéméride sacrificielle mercredi, 22 avril 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 4:48

Moi
J’y suis jamais allé. C’est tu le fun ces soirées-là ? Le monde cruise tu ou ces des snobs finis ?

Gars cute
Non, c’est vraiment cool. Le monde cruise vraiment beaucoup ! Hey ! J’ai même frenché des laids

Moi
Ok ! Celle-là je la blogue tellement !

 

L’Urgence d’Aimer dimanche, 19 avril 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 4:27

Une grande partie de ce billet a été rédigée dans mon faux-moleskin à bord d’une rame de métro. J’en ai même écrit une partie en marchant, littéralement, dans les corridors de la station Berri-UQÀM. Je lis souvent en marchant, mais écrire, c’était une première…

En début de semaine, j’ignorais que je susciterais autant de réactions en publiant mon billet sur les couples. Bien honnêtement, je n’ai rien contre les couples et ce billet, que certains appelleront peut-être une montée de lait, était pour moi un moment d’exaspération bien ponctuel. D’ailleurs, je n’ai rien non plus contre le célibat, sauf peut-être contre le mien. Je refuse toutefois d’encenser l’une ou l’autre des avenues.

Dans ma vie, j’ai été beaucoup plus souvent célibataire qu’en couple, ce qui ne m’a pas empêché d’être heureux. J’ai connu plusieurs hommes, bibliquement parlant, un peu plus que j’en ai connu intimement. La véritable intimité supplante la sexualité. J’ai aussi connu des périodes où ma condition célibataire m’a déprimé davantage. Je n’ai jamais été très doué pour la dépression, mais à mes heures j’ai chigné, pleuré et j’ai souvent eu le goût de casser des verres. À travers les ans, je me suis déprécié, me suis senti laid, trop petit, pas assez musclé, trop gros, trop excentrique, pas assez authentique, fucké, déconnecté, trop authentique, trop fin, snob, wannabe et j’en passe.

Aujourd’hui, mon célibat ne me pèse plus, à part peut-être quand tous mes amis sont occupés, alors ça serait peut-être agréable d’avoir réussi à attacher un gars. Je ne vois plus non plus le fait d’être célibataire comme un insuccès et beaucoup plus comme un choix et peut-être un peu aussi, dans mes jours de pluie, comme une infortune. Je ne vois pas le couple comme un idéal à atteindre, ce qui ne veut pas dire que je ne souhaite pas être en couple.

Un débat refait souvent surface entre B. et moi et d’une certaine manière entre ma raison et mon romantisme. Je ne vous parle pas souvent de B., mais nous sommes à la fois très semblables et très différents. B. c’est non seulement mon meilleur ami, mais c’est un peu mon paratonnerre qui me ramène toujours sur le sol lorsque je suis trop fébrile. C’est aussi, d’une certaine façon, mon mentor et en me lisant vous lisez beaucoup de B. Sans nécessairement refléter ses idées ou véhiculer ses valeurs, plusieurs de mes billets m’ont été inspirés par lui; il m’a initié a beaucoup de choses et m’a insufflé d’importantes connaissances.

Comme je le disais donc, B. et moi débattons souvent sur la véritable nature du couple. De nous deux, je resterai toujours le plus romantique; B. lèvera toujours les yeux au ciel en écoutant mes histoires d’amour. Et moi, je dirai toujours: « Non, mais lui c’est spécial. » Et à 20, 40 ou 60 ans, B. m’écoutera en souriant. Sans être cynique, ni amer ni désillusionné, B. ne croit pas à la viabilité d’un couple sur plusieurs décennies. Ou plutôt, si, il y croit, mais voit pas la longévité d’une relation comme une condition sine qua non à la qualité de la relation. Dans notre vision traditionnelle du couple, une relation avortée est souvent perçue comme un échec. B. voit plutôt cela comme une transition, comme un passage vers autre chose. Dans les faits, pour simplifier l’idée un peu, il ne croit pas que nous soyons constitué pour être en couple pendant plusieurs années.

Bien que mon côté rêveur souhaiterait vivement qu’il ait tort, mon côté rationnel, mon expérience de la vie et mon esprit logique se voit bien obligé de lui donner raison. D’une certaine manière, on peut voir le couple stable et durable comme une relique, comme un vestige de notre chrétienté, et on peut se poser la question, est-ce vraiment la meilleure façon de vivre ? À preuve, nombre d’adultères ont été commis, des injures ont été prononcées, les concessions n’auront pas suffis, nombre de divorces ont été demandés. Et nous refaisons les mêmes erreurs, perdus dans nos contes de fée en tentant de recréer dans nos vies de véritables amours de roman.

Et la peur de vieillir seul nous envahit tous un jour ou l’autre, ce qui nous fait encore plus ressentir l’urgence d’être en couple. Non seulement, ne voulons nous pas finir nos jours dans la solitude, mais dans notre société, la légitimation de nos vies passe souvent par le seul fait d’être en couple. En effet, pour plusieurs, tous les accomplissements d’une vie sont centrés sur le couple. C’est d’ailleurs ce qui est le plus souvent célébré: le mariage, l’achat d’une maison, les naissances et la longévité d’un couple. Bien sûr, la vie à deux à ses avantages et d’un point de vue financier est souvent plus profitable. Pour élever des enfants, c’est souvent plus facile d’un point de vue logistique et probablement plus chaleureux qu’un couple désuni. Ce n’est pas un secret, notre civilisation occidentale est  beaucoup mieux adaptée à la vie en couple.

La théorie des âmes soeurs de Platon est bien jolie, mais je ne suis pas convaincu que le monde soit vraiment fait comme ça. L’amour n’a pas toujours l’unicité que nous aimerions lui voir. On entend souvent les gens dire: « C’est l’homme (ou la femme) de ma vie». Ce qui est drôle, c’est qu’il s’en est fallu de bien peu pour que ce n’en soit pas un autre…

Je lance un pavé dans la mare, mais malgré tout, je suis hyper romantique. Je rêve d’amour. Le soir en m’endormant ou au coeur de mes insomnies; le matin à mon réveil ou en m’habillant; en ouvrant les portes et en tournant le coin des rue, je rêve.

 

Éphéméride virginale samedi, 18 avril 2009

Filed under: Vécu — Alex @ 15:42

J’ai une grande gueule. Desfois les mots m’échappent et je me mets moi-même les pieds dans les plats. Et après ça je me dis: « Est-ce que j’ai vraiment dit ça ? »

Moi
Je suis tellement de bonne humeur. J’ai eu mes résultats de tests dépistage et tout est clean. Yay !

Gars cute
Cool !

Moi
Ça me fait toujours la même impression. Quand je passe des tests de dépistage, je me sens toujours comme si j’étais redevenu vierge.

Gars cute
Tu veux-tu que j’te dévierge ?

Moi
Euh…

 

 
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